Photo : Le DG OOAS, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, et le ministre de la Santé Publique de Guinée-Bissau, le Commodore Dr Quinhin Nantote, à Bissau, ce mercredi 19 août
L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a franchi une nouvelle étape dans le renforcement du système sanitaire de la Guinée-Bissau. Mercredi 19 août, l’institution régionale a officiellement remis des équipements de laboratoire d’une valeur de plus de 1,5 million d’euros au Laboratoire National de Santé Publique (LNSP). Un investissement destiné à renforcer le diagnostic, la surveillance épidémiologique et la capacité du pays à répondre aux menaces sanitaires.
Plus de 1,5 million d’euros pour le LNSP
La cérémonie officielle s’est déroulée dans les locaux du Laboratoire National de Santé Publique, en présence des principaux acteurs engagés dans le renforcement des capacités sanitaires de la Guinée-Bissau. Au nom de l’OOAS, son Directeur général, Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, a officiellement remis les équipements au ministre de la Santé Publique de Guinée-Bissau, le Commodore Dr Quinhin Nantote. La dotation représente un investissement total de 1 511 499,77 euros. Elle est financée par la République fédérale d’Allemagne à travers la KfW Entwicklungsbank, dans le cadre du projet « Renforcement des services épidémiologiques et des systèmes de santé dans la région de la CEDEAO (PROALAB) ».
La capacité de diagnostic au cœur de l’appui
L’objectif de cette dotation est clairement établi : permettre au Laboratoire National de Santé Publique de disposer de moyens techniques et opérationnels renforcés pour assurer ses missions. Les équipements remis comprennent notamment des équipements de PCR et de tests immunologiques, des équipements généraux de laboratoire, des produits et matériels de laboratoire, ainsi que des réactifs et consommables. Ces moyens doivent contribuer à améliorer la capacité du laboratoire à détecter et confirmer les maladies, mais également à renforcer la surveillance épidémiologique et la réponse aux menaces et urgences de santé publique.
Aïssi remet officiellement les équipements
La remise a réuni autour du Directeur général de l’OOAS et du ministre de la Santé Publique plusieurs responsables clés, dont notamment la Représentante Résidente de la CEDEAO en Guinée-Bissau, l’Ambassadrice Ngozi Ukaeje, le Point Focal de l’OOAS en Guinée-Bissau, Dr Plácido Cardoso, ainsi que le Directeur général du Laboratoire National de Santé Publique, Dr Baltazar Cá. Cette présence institutionnelle témoigne de la dimension régionale du projet et de l’importance accordée au renforcement des capacités nationales de laboratoire.
Cinq pays bénéficiaires de PROALAB
L’appui à la Guinée-Bissau s’inscrit dans la phase 2 du projet PROALAB. Sa première composante vise précisément à renforcer les systèmes régionaux de surveillance et les capacités des laboratoires. Dans ce cadre, des acquisitions sont réalisées au profit des laboratoires de référence de cinq pays de la CEDEAO : le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Sénégal et la Gambie. L’approche dépasse donc le seul cadre national. Elle participe à la construction d’un dispositif régional plus solide de surveillance, de diagnostic et de réponse face aux menaces sanitaires.
Renforcer durablement la surveillance des maladies
À travers cette dotation, l’OOAS entend contribuer au renforcement durable des capacités nationales de diagnostic et de surveillance en laboratoire. Pour la Guinée-Bissau, l’enjeu est de permettre au Laboratoire National de Santé Publique de mieux remplir son rôle dans la détection, la confirmation en laboratoire des maladies et la riposte aux urgences de santé publique. Une intervention qui vient ainsi renforcer, au niveau national, l’architecture régionale de sécurité sanitaire portée par l’OOAS et ses partenaires.







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