Photo : Le regretté Grégoire Laourou
Le monde politique et administratif béninois est en deuil. Grégoire Laourou, ancien ministre de l’Économie et des Finances sous l’ancien président feu Général Mathieu Kérékou, est décédé ce mardi 25 août, à Cotonou. Figure connue de la vie publique nationale, il laisse derrière lui le souvenir d’un haut fonctionnaire et responsable politique ayant consacré plusieurs années au service de l’État.
Un ancien ministre de l’Économie et des Finances
Grégoire Laourou avait occupé le portefeuille de l’Économie et des Finances de 2002 à 2005. Avant son entrée au gouvernement, il s’était déjà illustré dans la haute administration béninoise, notamment comme Directeur du Budget et de la Solde. Son parcours témoigne ainsi d’une longue expérience dans la gestion des finances publiques et dans les rouages de l’administration béninoise. À la tête du ministère de l’Économie et des Finances, il a participé, durant trois années, à la conduite de la politique économique et financière du pays.
Une carrière politique marquée par deux mandats parlementaires
Après son passage au gouvernement, Grégoire Laourou a poursuivi son engagement dans la vie politique nationale. Il a été élu député à l’Assemblée nationale au titre des 5e et 6e législatures. Son expérience et ses compétences dans les questions économiques et budgétaires l’ont également conduit à présider, en 2007, la Commission des Finances du Parlement. Une responsabilité stratégique au sein de l’institution parlementaire, particulièrement au regard du rôle de cette commission dans l’examen et le contrôle des finances publiques.
Les Collines et Bantè en deuil
Au-delà de ses fonctions nationales, la disparition de Grégoire Laourou constitue une perte importante pour les populations des Collines, de la 9e Circonscription électorale et particulièrement celles de Bantè, sa commune d’origine. Dans cette partie du pays, son nom reste associé à un fils du terroir qui aura occupé d’importantes responsabilités au sommet de l’État et représenté sa région au Parlement. Avec son décès, les Collines perdent ainsi l’une de leurs figures politiques et administratives, tandis que Bantè voit disparaître un de ses dignes fils. Les hommages devraient désormais se multiplier pour saluer la mémoire de celui qui aura marqué la vie publique béninoise à travers ses responsabilités dans l’administration, au gouvernement et à l’Assemblée nationale. La disparition de Grégoire Laourou ouvre également une nouvelle page de souvenirs pour sa famille, ses proches, ses anciens collaborateurs et tous ceux qui ont partagé avec lui des années d’engagement au service de la République.


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