Photo : Le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, et échange avec l’ancienne présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie et experte indépendante désignée par le Secrétaire général des Nations Unies, Sahle-Work Zewde, à Abuja, ce lundi 24 août
À quelques jours de la fin de son mandat à la tête de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray poursuit ses consultations de haut niveau sur les grands enjeux régionaux. Le président de l’institution communautaire s’est entretenu, ce lundi 24 août, avec Abuja, avec Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie et experte indépendante désignée par le Secrétaire général des Nations Unies pour conduire l’examen stratégique du mandat et des activités du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). Une rencontre dominée par les questions de paix, de sécurité, de gouvernance et d’avenir de la coopération entre la CEDEAO et les Nations Unies.
L’avenir de l’UNOWAS au cœur des échanges
Cette consultation intervient dans un contexte régional marqué par de profondes mutations politiques et sécuritaires. Les échanges entre Dr Omar Alieu Touray et Sahle-Work Zewde ont permis de procéder à un examen approfondi de l’évolution du contexte politique en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Les deux parties ont notamment abordé les questions de paix et de sécurité, mais aussi l’efficacité des mécanismes régionaux et internationaux actuellement mobilisés pour répondre aux défis auxquels la région est confrontée. Une attention particulière a été accordée au rôle futur de l’UNOWAS, notamment dans la diplomatie préventive, la prévention des conflits, le dialogue régional et la coopération multilatérale.
Touray défend une architecture régionale « résiliente et cohérente »
Au cours des discussions, la CEDEAO a également présenté ses perspectives sur plusieurs dossiers structurants : intégration régionale, gouvernance, coordination institutionnelle et coopération internationale. L’enjeu, selon l’approche défendue par l’organisation régionale, est de préserver une architecture régionale capable de s’adapter aux nouveaux défis tout en restant cohérente et opérationnelle. La CEDEAO a ainsi mis en avant « l’impératif de préserver une architecture régionale résiliente et cohérente », en mesure de répondre aux défis et opportunités émergents. Cette préoccupation prend une dimension particulière dans une Afrique de l’Ouest confrontée à des recompositions politiques et institutionnelles importantes.
La CEDEAO plaide pour un partenariat renforcé avec l’ONU
Les consultations ont également permis à la Commission de présenter son évaluation stratégique de la dynamique régionale en matière de paix et de sécurité. Les efforts engagés pour promouvoir le dialogue, le renforcement de la confiance et la cohésion régionale ont été exposés, de même que la vision de la CEDEAO concernant l’avenir de son partenariat avec les Nations Unies. À travers ces échanges, l’organisation régionale entend renforcer la complémentarité entre les mécanismes communautaires et ceux du système des Nations Unies, notamment dans la prévention et la gestion des crises.
Une équipe de haut niveau autour de Touray
Le président de la Commission de la CEDEAO n’était pas seul lors de ces consultations. La délégation communautaire comprenait notamment l’Ambassadeur Abdel-Fatau Musah, Commissaire de la CEDEAO aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, ainsi que l’Ambassadrice Kinza Jawara-Njai, Observatrice permanente de la CEDEAO auprès des Nations Unies. Abdou Kolley, Directeur de Cabinet du Président de la Commission de la CEDEAO, a également pris part aux échanges. Cette présence traduit le caractère stratégique accordé à la rencontre et aux discussions sur l’avenir de la coopération entre la CEDEAO et l’ONU.
Paix, stabilité et gouvernance démocratique en ligne de mire
Au terme des consultations, les deux parties ont réaffirmé leur engagement commun en faveur de la paix, de la stabilité, de la gouvernance démocratique et du développement durable en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Pour la CEDEAO comme pour les Nations Unies, l’enjeu dépasse donc la seule réponse aux crises immédiates. Il s’agit également de renforcer les mécanismes de prévention, de consolider le dialogue et de préserver les capacités collectives de la région à faire face aux mutations en cours. À l’heure où la CEDEAO s’apprête à changer de leadership à sa tête, ces consultations donnent ainsi une nouvelle résonance aux dernières initiatives diplomatiques de Dr Omar Alieu Touray : maintenir le dialogue, défendre la coopération multilatérale et préserver les instruments régionaux capables de contribuer à la paix et à la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.





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