Photo : Les acteurs de l’écosystème public et les experts des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), à Ouagadougou, jeudi 27 août
Le numérique s’impose de plus en plus comme un levier majeur de modernisation des administrations et de transformation des économies ouest-africaines. À Ouagadougou, les acteurs de l’écosystème public et les experts des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) se sont réunis les mercredis 26 et jeudi 27 août, pour le lancement de l’Atelier pays du Fonds de Transformation Digitale (FTD), une initiative portée conjointement par la BOAD et la KfW. Pendant deux jours, les participants ont échangé autour des mécanismes de ce fonds et des moyens d’accélérer la mise en œuvre de projets numériques structurants au Burkina Faso.
La BOAD et la KfW passent à l’action
L’Atelier pays du FTD constitue une étape importante dans le déploiement de ce mécanisme destiné à accompagner la transformation digitale dans l’espace UEMOA. Les travaux ont été présidés, au nom de la Ministre de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, par Dr Borlli Michel Jonas Somé, Secrétaire Général du Ministère. La rencontre a permis de réunir autour d’une même table les responsables des administrations publiques, les porteurs de projets et les experts du numérique afin de mieux cerner les opportunités offertes par le FTD.
Tout savoir sur les conditions d’accès au fonds
Au cœur des échanges, la présentation détaillée du Fonds de Transformation Digitale a permis aux participants de mieux comprendre ses caractéristiques ainsi que les critères d’éligibilité des projets. L’objectif est notamment de permettre aux ministères et structures publiques d’identifier les projets susceptibles de bénéficier de l’accompagnement du fonds et de mieux préparer leurs demandes de financement. Les participants ont également été édifiés sur le guide de procédure, avec une attention particulière accordée aux modalités de saisine de la BOAD pour le financement des projets numériques. Cette clarification vise à faciliter l’accès des acteurs publics aux mécanismes de financement disponibles et à améliorer la qualité des projets soumis.
Les projets numériques prioritaires passés en revue
Autre temps fort de l’atelier : la revue des portefeuilles de projets numériques portés par les ministères et différentes structures publiques. Cette séquence a permis d’analyser les initiatives considérées comme prioritaires et d’identifier les projets susceptibles de contribuer efficacement à la transformation digitale de l’administration. L’enjeu est de favoriser l’émergence de solutions numériques capables d’améliorer les services publics, de simplifier les démarches administratives et de rapprocher davantage l’administration des citoyens.
Serge Ekué réaffirme l’engagement de la BOAD
À travers le déploiement du FTD, la BOAD, présidée par le béninois Serge Ekué, confirme son engagement en faveur de l’accélération de la transformation numérique dans les États membres de l’UEMOA. Pour l’institution régionale, le numérique constitue désormais un secteur stratégique pour renforcer la compétitivité des économies, améliorer l’efficacité des administrations et favoriser une meilleure inclusion des populations. Le partenariat avec la KfW vient ainsi renforcer les capacités d’accompagnement des États dans la réalisation de projets numériques à fort impact.
Vers une administration plus moderne et accessible
Au-delà des financements, le Fonds de Transformation Digitale ambitionne de contribuer à l’émergence d’une administration publique plus efficace, transparente et accessible. La réussite de cette transformation passera notamment par la capacité des États à développer des infrastructures numériques adaptées, à digitaliser les services essentiels et à mettre les technologies au service des citoyens. À Ouagadougou, les deux journées d’échanges ont ainsi permis de poser les bases d’une meilleure appropriation du FTD et de ses mécanismes par les acteurs nationaux. Une dynamique qui s’inscrit dans une ambition plus large : faire du numérique un véritable accélérateur de développement et d’intégration régionale dans l’espace UEMOA.






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