Appuyez sur “Entrée” pour passer au contenu

CEDEAO : À Dakar, les jeunes ouest-africains réévaluent leur place dans la gouvernance démocratique

Photo : Les participants en famille, à Dakar, ce mardi 8 septembre


La première édition de la Conférence des jeunes d’Afrique de l’Ouest sur la démocratie a livré ses conclusions ce jeudi 10 septembre, à Dakar. Co-organisée par la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers sa Direction des Affaires politiques, et LEGIS360, cette rencontre régionale de trois jours a placé au cœur des échanges la question de l’inclusion politique des jeunes dans l’espace ouest-africain.

Du militantisme à l’exercice du pouvoir

Tenue du mardi 8 au jeudi 10 septembre autour du thème « Du militantisme à l’accession au pouvoir : réévaluer l’inclusion politique des jeunes en Afrique de l’Ouest et faire progresser un agenda régional pour la gouvernance démocratique », la conférence a réuni les acteurs concernés par l’avenir de la démocratie et de la participation politique des jeunes. À travers cette initiative, la CEDEAO et LEGIS360 ont voulu ouvrir un espace de réflexion sur le parcours des jeunes dans la vie publique : de l’engagement citoyen et militant à la participation effective aux processus de décision, jusqu’à l’accession aux responsabilités politiques. L’enjeu dépasse ainsi la simple présence des jeunes dans les espaces politiques. Il s’agit de leur permettre de devenir de véritables acteurs de la gouvernance et de la transformation de leurs sociétés.

Une jeunesse encore confrontée à des obstacles

La conférence a notamment permis d’interroger les barrières qui continuent de limiter la participation significative des jeunes à la gouvernance démocratique en Afrique de l’Ouest. Malgré leur poids démographique et leur implication croissante dans les mouvements citoyens, les jeunes restent confrontés à différents obstacles lorsqu’il s’agit d’accéder aux espaces de décision politique. La rencontre de Dakar entendait précisément contribuer à l’identification de ces difficultés et à l’examen des réponses susceptibles de favoriser une participation politique plus inclusive.

La CEDEAO mise sur un agenda régional

À travers cette première édition, la Commission de la CEDEAO entend également inscrire la question de la participation politique des jeunes dans une perspective régionale. L’objectif affiché était d’évaluer les progrès accomplis, mais aussi de faire émerger des pistes de réformes politiques et institutionnelles susceptibles de renforcer durablement l’inclusion des jeunes. Les discussions devaient ainsi s’appuyer sur des données et des expériences concrètes afin de favoriser l’élaboration de réponses adaptées aux réalités des différents États membres.

Faire de l’engagement citoyen un levier de pouvoir

L’un des enjeux majeurs de la rencontre réside dans le passage entre mobilisation citoyenne et pouvoir politique. Dans de nombreux pays ouest-africains, la jeunesse constitue une force importante dans les débats publics, les mouvements citoyens et les dynamiques sociales. Mais la question demeure celle de la traduction de cette mobilisation en influence réelle sur les politiques publiques et en accès aux responsabilités. Le thème retenu pour cette première édition pose ainsi une question centrale : comment permettre aux jeunes de ne plus être uniquement des acteurs de contestation ou de mobilisation, mais également des décideurs et des responsables de l’action publique ?

Vers une démocratie plus inclusive

Au terme de trois jours de travaux, la conférence de Dakar aura donc contribué à replacer la jeunesse au centre de la réflexion sur l’avenir démocratique de l’Afrique de l’Ouest. Pour la CEDEAO, l’inclusion politique des jeunes apparaît comme un enjeu majeur de la consolidation de la gouvernance démocratique et de la stabilité régionale. La première édition de cette conférence marque ainsi le lancement d’un cadre régional appelé à nourrir la réflexion sur les réformes et les politiques favorisant une participation plus significative de la jeunesse.

De Dakar se dégage un message fort : pour renforcer la démocratie ouest-africaine, la jeunesse ne doit plus seulement être considérée comme la relève. Elle doit pouvoir prendre pleinement part, dès aujourd’hui, à la construction et à la conduite de la chose publique.

Soyez le premier a laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mission News Theme by Compete Themes.