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AIST à Cotonou : Catherine Lemesle veut des solutions concrètes face à l’urgence climatique

Photo : La Secrétaire Général de l’AIST, Catherine Lemesle, à Cotonou, ce mardi 15 septembre/ © Clétius Savoédah


Les crises climatiques ne relèvent plus de la seule prospective. Inondations, érosion côtière, intempéries et phénomènes climatiques extrêmes affectent désormais directement les populations, la santé et les économies. À Cotonou, à l’occasion du 17e colloque international de l’Association Internationale des Services du Trésor (AIST), Catherine Lemesle, Secrétaire générale de l’organisation, appelle au micro de la rédaction differenceinfobenin.com du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », à Porto-Novo, les administrations financières à sortir des recommandations « hors sol » pour privilégier des solutions concrètes, éprouvées et immédiatement adaptables. Le constat est sans détour. Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine. Il se manifeste déjà dans les territoires et impose aux États de revoir leurs politiques publiques, notamment dans la gestion des finances publiques. Intervenant sur le thème du colloque, Catherine Lemesle, Secrétaire générale de l’AIST, a insisté sur l’urgence d’agir face à des phénomènes climatiques qui se multiplient.

« Les crises sont de plus en plus présentes. On a de plus en plus d’inondations », relève Catherine Lemesle, évoquant également l’érosion côtière observée au Bénin, en Afrique de l’Ouest et dans d’autres régions du monde. Pour la Secrétaire générale de l’AIST, les conséquences du changement climatique dépassent largement le cadre environnemental. « Ce ne sont pas seulement des événements, ce sont aussi des populations qui souffrent. C’est la santé qui est en cause. C’est l’économie aussi qui est en risque. », souligne-t-elle. Une réalité qui impose désormais une réponse collective et immédiate. « On n’a plus le choix, c’est tout. », martèle Catherine Lemesle. Selon elle, il y a encore quelques années, la question climatique pouvait être perçue comme un sujet parmi d’autres. Aujourd’hui, elle est devenue une urgence qui concerne directement les politiques publiques et les finances des États.

Le défi du Bénin : passer des concepts aux solutions

Le représentant du gouvernement béninois avait lancé un défi clair aux participants du colloque : ne pas se contenter de concepts abstraits, mais faire émerger des solutions audacieuses et immédiatement applicables. Catherine Lemesle partage pleinement cette exigence. « On n’est pas là pour faire des grandes recommandations un peu hors sol. », affirme-t-elle. Pour la Secrétaire générale de l’AIST, les deux journées de travaux doivent surtout servir à identifier les expériences qui ont déjà fait leurs preuves dans les différents pays et à réfléchir à leur adaptation dans d’autres contextes. « L’idée, c’est de s’appuyer sur des bonnes solutions et de les appliquer sur son propre contexte. », explique-t-elle.

Partager les bonnes pratiques entre pays

L’AIST veut ainsi faire du colloque de Cotonou un espace de partage d’expériences concrètes. Les participants sont invités à présenter ce qu’ils ont effectivement mis en œuvre dans leurs administrations : les dispositifs adoptés, les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les enseignements à en tirer. « Concrètement, qu’avez-vous fait ? », résume Catherine Lemesle. L’objectif est ensuite de permettre aux autres pays de s’inspirer de ces expériences et de les adapter à leurs propres réalités. Une démarche particulièrement pertinente pour les pays africains, confrontés à plusieurs problématiques communes en matière de changement climatique, de mobilisation des ressources et de financement de la transition écologique.

Des solutions informatiques et législatives à partager

Les réponses recherchées ne sont d’ailleurs pas uniquement financières. Catherine Lemesle cite également les solutions technologiques et les réformes législatives susceptibles d’améliorer l’action publique environnementale. « Ça peut être des choses aussi pratiques, des solutions informatiques, par exemple. », souligne-t-elle. Les échanges doivent ainsi permettre d’identifier les outils numériques développés par certains pays pour suivre les dépenses environnementales, améliorer la gestion des ressources ou renforcer la traçabilité des financements. Les expériences législatives constituent également un important champ de partage : quelles réformes ont été adoptées ? Quels mécanismes ont été mis en place ? Quels résultats ont-ils produits ?

« Arriver à des solutions vraiment opérationnelles »

Au terme de ce 17e colloque, l’ambition de l’AIST est donc de dépasser les simples déclarations d’intention. Pour Catherine Lemesle, la priorité est de transformer les échanges entre administrations du Trésor en solutions concrètes, susceptibles d’être reproduites ou adaptées dans différents pays. « Je pense qu’il est important de partager et d’arriver à des solutions vraiment opérationnelles. », conclut-elle. À Cotonou, le message de la Secrétaire générale de l’AIST est clair : face à l’urgence climatique, les finances publiques doivent désormais être un outil d’action. Et les bonnes pratiques déjà expérimentées doivent servir à accélérer la réponse des États.

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