Photo : Le président de la BOAD, Serge Ekué, et son homologue de la BAD, Dr Sidi Ould Tah, à Lomé, ce jeudi 2 juillet
La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et la Banque Africaine de Développement (BAD) renforcent leur réflexion commune autour de la Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement (NAFAD). Une séance de travail s’est tenue, jeudi 10 septembre, entre les deux institutions, avec pour objectif d’examiner les grandes orientations de cette nouvelle architecture dans la zone UEMOA. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de l’approfondissement d’un partenariat historique entre deux acteurs majeurs du financement du développement sur le continent.
Faire remonter les réalités du terrain
Les échanges ont été conduits selon une approche « bottom up », c’est-à-dire en partant des réalités et des expériences des équipes opérationnelles pour faire remonter les orientations nécessaires à la construction de la NAFAD. Cette démarche vise à rapprocher la réflexion stratégique des besoins concrets du terrain et, à terme, à favoriser des résultats de développement durables et « impact driven », autrement dit davantage orientés vers des impacts mesurables sur les économies et les populations. Pour la BOAD de Serge Ekué, l’enjeu est donc de contribuer à une réflexion continentale tout en prenant en compte les spécificités de l’espace UEMOA.
Une nouvelle architecture pour changer l’équation financière de l’Afrique
La NAFAD porte une ambition de transformation profonde du paysage financier africain. Elle vise à faire émerger un écosystème financier plus intégré et plus efficace, capable de mobiliser des volumes importants de capitaux et de les orienter vers les secteurs prioritaires de la transformation du continent. L’objectif est notamment de mieux répondre aux besoins de financement liés aux infrastructures, à l’énergie, à l’industrialisation, au numérique, à l’agriculture et aux autres secteurs stratégiques. Dans cette perspective, les institutions financières africaines sont appelées à renforcer leurs complémentarités, à améliorer leurs mécanismes de mobilisation des ressources et à développer des solutions de financement davantage adaptées aux enjeux du continent.
Une délégation de haut niveau de la BAD
Pour cette séance de travail, la Banque africaine de développement était représentée par une délégation de haut niveau composée de Didier Acouétey, Senior Advisor au Cabinet du Président pour le développement du secteur privé et la NAFAD, Ahmed Attout, Directeur du département du développement du secteur financier, et Aïcha Oumarou, Chargée d’investissement. Leur présence traduit l’importance accordée à cette réflexion commune et à l’approfondissement de la coopération entre les deux institutions.
La BAD, un partenaire historique de la BOAD
Au-delà de la réflexion sur la NAFAD, la rencontre s’inscrit dans une relation ancienne entre la BAD et la BOAD. Actionnaire de la BOAD et partenaire historique et stratégique de la Banque, la BAD a accompagné son développement au fil des années à travers des concours financiers et des programmes d’assistance technique. Ces appuis ont notamment contribué au renforcement des capacités de la BOAD et à son alignement progressif sur les meilleurs standards internationaux. Cette expérience constitue aujourd’hui un socle pour approfondir la coopération entre les deux institutions face aux nouveaux défis du financement du développement africain.
De la réflexion à l’impact
Avec la NAFAD, le débat dépasse donc la seule question de la disponibilité des ressources financières. Il porte également sur la manière de mieux organiser, mobiliser et canaliser les capitaux africains et internationaux vers les priorités de développement. Pour la BOAD et la BAD, l’approche « bottom up » doit permettre d’ancrer cette réflexion dans les réalités opérationnelles et de faire émerger des orientations susceptibles de produire des résultats durables.
Dans l’espace UEMOA, la séance de travail entre Serge Ekué et la BAD marque ainsi une nouvelle étape dans la recherche d’une architecture financière africaine davantage intégrée, plus efficace et surtout capable de transformer les capitaux mobilisés en impacts concrets de développement.








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