Photo : Les deux délégations en famille, à Abidjan, lundi 14 septembre
Le président de la Cour des comptes de Côte d’Ivoire, Kanvaly Diomandé, a reçu, lundi 14 septembre, au siège de l’institution à Abidjan-Cocody Angré, son homologue burundais, Léopold Kabura. Au cœur de cette rencontre : le partage d’expériences entre deux Institutions supérieures de contrôle des finances publiques et le renforcement de leurs capacités en matière de contrôle juridictionnel.
Le Burundi à l’école de l’expérience ivoirienne
La visite de la délégation burundaise s’inscrit dans une démarche d’apprentissage et de mutualisation des pratiques. Pour Léopold Kabura, le choix de la Cour des comptes de Côte d’Ivoire n’est pas fortuit. « Nous avons choisi la Cour des comptes de Côte d’Ivoire parce que nous savons qu’elle a une expérience avérée acquise auprès des Institutions, dont nous ne sommes pas encore membre et auprès des autres Cours sœurs. », a expliqué le président de la Cour des comptes du Burundi. L’objectif affiché est de permettre à l’institution burundaise de tirer profit de l’expérience ivoirienne, notamment dans le contexte des évolutions engagées dans son propre cadre institutionnel et juridique. Léopold Kabura a notamment évoqué la révision du cadre légal de la Cour des comptes ivoirienne, avec une loi portant révision de la loi sur la Cour des comptes actuellement à la Présidence de la République en vue de sa promulgation. D’autres textes doivent également suivre.
Partager les pratiques, les réussites et les défis
Du côté ivoirien, cette visite est perçue comme une occasion de partager l’expertise accumulée par les équipes de la Cour des comptes avec leurs homologues burundais. Kanvaly Diomandé a assuré que les échanges se dérouleront dans un esprit d’ouverture. « Au cours de cette visite d’étude, nos équipes partageront, sans réserve, nos pratiques, nos réussites, mais aussi les défis auxquels nous sommes confrontés dans le cadre du contrôle juridictionnel. », a-t-il indiqué. Les travaux porteront notamment sur la production de la répartition des comptes et la procédure de leur instruction, les délais de jugement, la rédaction des rapports et arrêts, ainsi que la mise en cause de la responsabilité des comptables et des ordonnateurs.
Une coopération entre Institutions sœurs
Au-delà des aspects techniques, les deux responsables ont insisté sur l’importance du dialogue entre Institutions sœurs et de la mutualisation des compétences. Une coopération appelée à contribuer à l’amélioration des mécanismes de contrôle et, plus largement, à une meilleure gestion des ressources publiques. Pour Kanvaly Diomandé, cette dynamique s’inscrit dans une logique internationale de rapprochement entre les Institutions supérieures de contrôle. « Les institutions supérieures de contrôle dans le monde forment un réseau très dense, et nous travaillons tous de la même façon. », a-t-il souligné. Selon lui, les travaux engagés à l’occasion de cette visite devraient permettre de renforcer durablement les capacités des deux institutions et de consolider leur coopération.
Jusqu’au 24 septembre à Abidjan
Prévue jusqu’au 24 septembre, la visite d’étude de la délégation burundaise alternera entre sessions de travail techniques et rencontres institutionnelles. Les membres de la délégation auront notamment l’occasion d’échanger de manière approfondie avec les magistrats de la Cour des comptes de Côte d’Ivoire ainsi qu’avec ceux du Parquet général près ladite Cour. À travers cette démarche, Abidjan et Bujumbura entendent ainsi faire de l’échange d’expériences un levier de consolidation du contrôle des finances publiques et de renforcement des capacités des Institutions supérieures de contrôle.




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