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Force Africaine de Soutien : Birame Diop pose la signature de la CEDEAO sur un accord continental

Photo : L’accord est signé, à El Alamein, en Égypte, ce samedi 3 octobre


Le président de la Commission de la CEDEAO, le Général Birame Diop, a signé ce samedi 3 octobre, au nom de l’organisation ouest-africaine, un protocole d’accord entre l’Union Africaine (UA), les Communautés Économiques Régionales (CER) et les Mécanismes Régionaux (MR) sur la Force Africaine de Soutien (FAS). La signature est intervenue à El Alamein, en Égypte, à l’occasion de la cinquième session politique de l’Échange Interrégional de Connaissances sur l’Alerte précoce et la Prévention des Conflits (I-RECKE), organisée en marge de la 8e réunion de coordination semestrielle.

Birame Diop engage la CEDEAO dans un nouveau cadre continental

La signature de ce protocole constitue une étape importante dans la mise en place d’un cadre plus clair de coopération entre l’Union Africaine et les organisations régionales africaines en matière de paix et de sécurité. Représentant la CEDEAO, le Général Birame Diop a apposé sa signature aux côtés des représentants de l’UA, de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), de la Capacité Régionale Nord-Africaine (NARC) et de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). À travers cet accord, les différentes composantes de l’architecture africaine de paix et de sécurité disposent d’un cadre destiné à mieux définir leurs responsabilités respectives dans la préparation et l’engagement de la Force africaine de soutien.

Clarifier les rôles pour mieux agir

L’un des principaux apports du protocole réside dans la clarification des rôles et responsabilités de l’UA, des Communautés Économiques Régionales et des Mécanismes Régionaux. Le document couvre plusieurs étapes essentielles : la préparation, la mobilisation, le déploiement et la phase post-déploiement de la Force Africaine de Soutien. Cette clarification vise notamment à favoriser une meilleure coordination entre l’échelon continental et les mécanismes régionaux, afin de réduire les risques de chevauchement et de faciliter la mobilisation des capacités disponibles lorsqu’une situation de crise l’exige.

Une force régionale mobilisable pour les opérations de paix

Le protocole concerne des forces régionales de réserve qui pourront être mandatées par l’Union africaine pour intervenir dans le cadre d’opérations de soutien à la paix et face à des situations d’urgence complexes. L’enjeu est donc de disposer de mécanismes régionaux capables de contribuer rapidement aux réponses africaines en matière de paix et de sécurité. Pour l’Afrique, confrontée à des crises de différentes natures, la question de la capacité à anticiper, prévenir et gérer les conflits demeure centrale. La mise en place de procédures et de responsabilités mieux définies entre l’UA et les blocs régionaux constitue, à ce titre, un élément important de l’architecture continentale de sécurité.

La CEDEAO renforce son rôle dans l’architecture africaine de paix et de sécurité

La signature effectuée par le Général Birame Diop traduit également l’implication de la CEDEAO dans les mécanismes continentaux de prévention et de gestion des conflits. Elle intervient alors que l’organisation ouest-africaine dispose d’une expérience importante dans le domaine de la prévention des crises et du maintien de la paix dans son espace communautaire. L’intégration de la CEDEAO dans ce nouveau cadre permet ainsi de renforcer l’articulation entre les dispositifs ouest-africains et l’architecture de paix et de sécurité de l’Union Africaine.

L’alerte précoce au cœur des discussions d’El Alamein

Cette signature s’est déroulée dans le cadre de la cinquième session politique de l’I-RECKE, consacrée à l’échange interrégional de connaissances sur l’alerte précoce et la prévention des conflits. Le choix de ce cadre n’est pas anodin. L’alerte précoce constitue l’un des instruments permettant d’identifier les risques de crise et de favoriser une action préventive avant leur aggravation. Les échanges d’El Alamein réunissent ainsi les acteurs concernés autour de la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et la coopération interrégionale.

Une étape vers une réponse africaine mieux coordonnée

Avec ce protocole d’accord, l’UA et les principales organisations régionales africaines cherchent à mieux articuler leurs capacités face aux crises et aux situations d’urgence. Pour la CEDEAO, représentée par son président de Commission, cette signature ouvre un cadre de coopération qui doit permettre de mieux connecter les mécanismes régionaux aux dispositifs continentaux. Au-delà de la portée institutionnelle de l’accord, l’enjeu est celui d’une capacité africaine davantage coordonnée, structurée et opérationnelle pour répondre aux crises de paix et de sécurité sur le continent. La signature d’El Alamein marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation du partenariat entre l’Union africaine et les blocs régionaux, avec la CEDEAO comme l’un des acteurs engagés dans ce dispositif continental.

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