Photo : La Directrice de cabinet du ministre des Eaux et Forêts, le Conservateur général Elvire Joëlle Zouzou, épouse Mailly, à Abidjan, mardi 6 mai
La lutte contre la criminalité forestière, faunique et environnementale en Côte d’Ivoire ne peut reposer uniquement sur l’action des forces de sécurité et des services spécialisés. La Directrice de cabinet du ministre des Eaux et Forêts, le Conservateur général Elvire Joëlle Zouzou, épouse Mailly, a appelé les populations à collaborer avec les autorités et à dénoncer les pratiques illégales qui menacent les ressources naturelles du pays. Elle a lancé cet appel mardi 6 octobre, à Abidjan, lors de la tribune d’échange hebdomadaire « Tout Savoir Sur » (TSS), organisée par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG).
Une mobilisation citoyenne indispensable
Pour Elvire Joëlle Zouzou, la réussite des missions de la Brigade Spéciale de Surveillance et d’Intervention (BSSI) dépend également de la collaboration des populations. Les faits concernés sont multiples : pollution des cours d’eau, trafic d’espèces sauvages, sciage illégal, déboisement non-autorisé dans les forêts classées et exploitation clandestine des ressources naturelles. L’appel ne s’adresse donc pas uniquement aux forces de l’ordre. Il vise l’ensemble des populations vivant sur le territoire ivoirien, invitées à signaler les pratiques susceptibles de porter atteinte au patrimoine naturel.
Des conséquences qui touchent toute la population
Évoquant notamment l’exploitation aurifère clandestine, la responsable du ministère des Eaux et Forêts a souligné les conséquences environnementales et sociales de ces activités. L’État ivoirien s’est donné six mois pour renforcer la lutte contre ce phénomène. Pour la responsable, cette mobilisation doit surtout permettre de mieux protéger les ressources dont dépendent les populations. « Nous devons nous en donner les moyens, car les conséquences de cette activité illégale, notamment dans le cas de l’orpaillage illégal, sont préjudiciables à tous. », a-t-elle déclaré. La DC a également invité les citoyens à prendre conscience de la nécessité de préserver les ressources forestières et en eau ainsi que la faune sauvage.
Une brigade spécialisée et structurée
Pour assurer ses missions, la BSSI dispose de deux unités spécialisées et hautement entraînées. Le commando Jungle intervient en milieu forestier, tandis que le commando nautique est dédié aux opérations sur les plans d’eau et les cours d’eau. L’unité compte 602 agents, dont 37 officiers et 565 sous-officiers. Elle dispose d’une chaîne de commandement structurée et de services spécialisés. Son dispositif territorial repose également sur quatre détachements permanents, installés à Morondo, Kahankro, Tengréla et Noé.
Protéger durablement le patrimoine naturel
À travers la collaboration avec les populations, le ministère des Eaux et Forêts entend améliorer la remontée des informations et faciliter l’intervention des unités spécialisées. La surveillance des espaces forestiers, des cours d’eau et des zones abritant la faune sauvage nécessite en effet une présence permanente sur le terrain, mais aussi la vigilance des communautés locales. Pour Elvire Joëlle Zouzou, la préservation du patrimoine naturel est ainsi une responsabilité partagée. La dénonciation des pratiques illégales et la coopération avec les services compétents doivent permettre de renforcer l’efficacité de la BSSI et de contribuer à une meilleure protection des ressources naturelles ivoiriennes.


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