Photo : Le pont de Kayo, au Mali
Au Mali, la construction du pont de Kayo, dans la région de Koulikoro, et l’aménagement de 24 kilomètres de voies d’accès constituent des investissements majeurs pour améliorer la mobilité et faciliter le transport des marchandises. Réalisées dans le cadre du Programme d’Aménagement d’Infrastructures Routières Structurantes (PAIRS), ces infrastructures bénéficient d’un financement de 20 milliards de FCFA de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), présidée par le béninois Serge Ekué.
Un investissement de 124 milliards FCFA pour les routes maliennes
Le désenclavement des territoires et l’amélioration des conditions de circulation figurent parmi les objectifs du Programme d’Aménagement d’Infrastructures Routières Structurantes (PAIRS), qui regroupe plusieurs projets routiers majeurs au Mali. D’un coût total de 124,146 milliards de FCFA, le programme a bénéficié d’un financement de 20 milliards de FCFA de la BOAD. Il comprend notamment la construction du pont de Kayo et l’aménagement de 24 kilomètres de voies d’accès, destinés à renforcer la connectivité routière dans la région de Koulikoro. Au-delà de cet ouvrage, le PAIRS porte sur plusieurs infrastructures stratégiques, avec l’ambition d’améliorer les déplacements des personnes, de faciliter l’acheminement des marchandises et de soutenir les activités économiques.
Plusieurs axes routiers stratégiques concernés
Le programme comprend notamment l’aménagement en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro sur 45 kilomètres. Il prévoit également la construction de l’échangeur au carrefour de Markala, de ses bretelles sur 4,266 kilomètres, ainsi que l’aménagement et le bitumage de 10 kilomètres de voiries à Ségou. À ces réalisations s’ajoute la construction du pont de Kouoro Barrage sur la route nationale RN 11, entre Sikasso et Koutiala, avec l’aménagement de 1,052 kilomètre de voies d’accès. L’ensemble de ces investissements vise à renforcer le réseau routier malien et à améliorer les liaisons entre les principaux pôles d’activité. La modernisation de ces axes doit également contribuer à fluidifier le trafic et à faciliter la circulation des biens et des personnes.
10 000 usagers supplémentaires attendus chaque année
Le pont de Kayo et ses voies d’accès sont appelés à produire des retombées concrètes sur la mobilité et les échanges commerciaux. Sur la durée d’exploitation, le projet vise à permettre à 10 000 personnes supplémentaires d’emprunter chaque année les voies aménagées. Les infrastructures routières construites ou réhabilitées doivent également permettre le transit annuel de 100 000 tonnes de marchandises. Ces objectifs illustrent la dimension économique du projet. En facilitant les déplacements et le transport des produits, les infrastructures peuvent contribuer à améliorer les conditions d’approvisionnement, à soutenir les échanges commerciaux et à renforcer les connexions entre les zones de production et les marchés.
Plus de 600 emplois directs créés
Les retombées du programme concernent également l’emploi. La réalisation des investissements a permis la création de 625 emplois directs. À cette contribution s’ajoutent 18 emplois directs permanents liés à l’exploitation du poste de péage et de pesage. Ces postes témoignent de la nécessité d’assurer la gestion et le fonctionnement des infrastructures au-delà de leur phase de construction.
La BOAD au service des infrastructures de développement
À travers son concours financier au PAIRS, la BOAD participe au financement d’infrastructures destinées à renforcer les capacités de transport du Mali. Sous la présidence de Serge Ekué, l’institution régionale accompagne ainsi des investissements qui contribuent à la mobilité, à la circulation des marchandises et au développement économique. Avec le pont de Kayo, les aménagements routiers de Koulikoro et les autres composantes du programme, l’enjeu est de transformer les investissements réalisés en bénéfices durables pour les populations et les acteurs économiques. Au-delà des ouvrages eux-mêmes, les résultats attendus se mesurent notamment à l’amélioration de l’accès aux routes, à la progression des flux de marchandises et aux possibilités d’activité générées autour de ces infrastructures structurantes.




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