Photo : Les Amazones du Bénin, au stade Mamadou Konaté de Bamako, ce mardi 13 octobre
Cruelle désillusion pour les Amazones du Bénin ! Malgré leur avantage acquis à l’aller (3-1), les joueuses béninoises ont vu leur rêve olympique s’envoler ce mardi 13 octobre, au stade Mamadou Konaté de Bamako. Battues lourdement par les Aigles Dames du Mali (6-2), elles quittent les qualifications pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 dès le deuxième tour, au terme d’une rencontre marquée par les défaillances défensives et une fin de match douloureuse.
Un avantage de l’aller rapidement compromis
Elles avaient pourtant abordé cette manche retour avec un avantage de deux buts, après leur victoire 3-1 à l’aller. Mais sur la pelouse du stade Mamadou Konaté de Bamako, les Amazones ont rapidement déchanté face à une équipe malienne déterminée à renverser la situation. Dès la 26e minute, Fatoumata Diarra a ouvert le score pour les Aigles Dames, trompant la vigilance de la gardienne béninoise Larissa Saïzonou. Un premier coup dur pour les protégées d’Abdoulaye Ouzérou, qui ont ensuite encaissé un deuxième but à la 45e+4 minute, alors que plusieurs joueuses avaient cessé de jouer, estimant qu’une position de hors-jeu devait être signalée. À la pause, le Mali menait déjà 2-0 et avait refait une grande partie de son retard sur l’ensemble des deux rencontres.
Le Mali prend le large, Gandonou entretient l’espoir
Au retour des vestiaires, les maliennes ont poursuivi leur offensive. À la 52e minute, les Aigles Dames ont inscrit un troisième but, plaçant désormais les béninoises dans l’obligation de réagir pour conserver leurs chances de qualification. La réaction des Amazones est finalement intervenue à la 67e minute. Servie par Yasminath Djibril, Romaine Gandonou a réduit le score, ramenant le Mali à 3-1. À cet instant, les deux équipes étaient à égalité sur l’ensemble de la double confrontation, relançant totalement le suspense. Sept minutes plus tard, Romaine Gandonou s’est offert un doublé en inscrivant le deuxième but béninois. Avec ce score de 3-2 en faveur du Mali, les Amazones reprenaient provisoirement l’avantage au cumul des deux matchs. L’espoir d’une qualification demeurait alors intact.
Une défense béninoise en difficulté
Mais cet espoir n’aura été que de courte durée. À la 79e minute, Traoré a redonné l’avantage au Mali avec un quatrième but qui a replacé les Aigles Dames en position favorable. Trois minutes plus tard, les maliennes ont encore frappé. Sur une nouvelle action, Koné a inscrit le cinquième but, profitant une fois de plus d’un arrêt de jeu de la défense béninoise, persuadée qu’une position de hors-jeu devait être signalée. Ces hésitations défensives ont lourdement pesé dans une rencontre où chaque erreur pouvait faire basculer le destin des deux équipes. Incapables de contenir les assauts adverses, les Amazones ont progressivement perdu le contrôle d’une confrontation qui semblait pourtant à leur portée après leur victoire à l’aller.
Un penalty scelle le sort des Amazones
À la 86e minute, le Mali a définitivement pris le dessus. Fatoumata Diarra a transformé un penalty, signant ainsi son doublé et portant le score à 6-2. À cet instant, les Béninoises avaient besoin de deux buts pour arracher leur qualification. Malgré les sept minutes de temps additionnel, les joueuses d’Ouzérou Abdoulaye ne sont pas parvenues à réaliser l’exploit. Le coup de sifflet final a confirmé la désillusion : victoire du Mali 6-2, soit un score cumulé de 7-5 sur les deux rencontres. Les Aigles Dames poursuivent ainsi leur parcours qualificatif, tandis que les Amazones du Bénin voient leur rêve de participer aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028 s’éteindre dès le deuxième tour.
Une élimination qui appelle des leçons
Cette élimination laisse un goût amer au regard de l’avantage acquis lors de la manche aller. En déplacement à Bamako, les Amazones n’ont pas réussi à préserver leur avance, payant notamment leurs erreurs défensives et leur incapacité à contenir la pression malienne. Au-delà de la déception, cette sortie prématurée doit désormais servir de leçon pour la suite. L’analyse des failles observées, le renforcement de la cohésion défensive et la capacité à rester concentrées jusqu’au coup de sifflet final apparaissent comme autant de chantiers à ouvrir pour le staff technique. Pour le football féminin béninois, le rêve olympique s’arrête donc à Bamako. La désillusion est immense, mais la nécessité de poursuivre le travail demeure. Les Amazones devront tirer les enseignements de cette douloureuse expérience afin de revenir plus fortes lors de leurs prochaines échéances internationales.















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