Photo : Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, à Abidjan-Port-Bouët, ce jeudi 15 octobre
La marque ne doit plus être considérée comme un simple signe distinctif. Elle est désormais un véritable levier de conquête des marchés et de compétition économique.
C’est le message fort porté par le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, ce jeudi 15 octobre, à Abidjan-Port-Bouët, à l’ouverture de la 2ᵉ édition de Brands Licensing Africa (BLA) 2026. Placée sous le thème « Marques et licences : Accélérateurs de croissance en Afrique », cette rencontre réunit plusieurs acteurs économiques et institutionnels autour des enjeux liés à la valorisation des marques, des licences et des actifs immatériels. Le Bénin, invité d’honneur, y est notamment représenté par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, aux côtés de délégations du Nigeria, du Togo, du Niger, du Ghana et du Burkina Faso.
« La marque est un instrument de la compétition »
Pour Robert Beugré Mambé, l’Afrique doit désormais considérer la marque comme une arme économique à part entière dans la bataille pour les marchés. « La marque est un instrument de la compétition », a martelé le Premier ministre ivoirien, soulignant qu’elle constitue « le point de convergence d’un faisceau de savoir-faire, d’une volonté en émergence, d’une vision et d’une compétence ». Mais cette force exige également de la rigueur. « Toutefois, la marque exige une vigilance et une solidité afin de se propager à travers tous les espaces commerciaux. », a-t-il prévenu. Pour le chef du gouvernement ivoirien, une marque doit ainsi être pensée dans une logique de croissance et de rayonnement. « Un produit naît, grandit et rayonne. », a-t-il résumé.
La ZLECAf, un immense marché à conquérir
Robert Beugré Mambé a également replacé la question des marques dans la perspective de l’intégration économique africaine. Avec la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), les entreprises du continent disposent progressivement d’un espace appelé à favoriser l’essor du commerce intra-africain. « La ZLECAf sera le sous-bassement sur lequel va reposer le commerce intra-africain. En ce moment, le monde entier verra la force que constitue l’Afrique. », a-t-il déclaré. Dans cette nouvelle configuration, la capacité des entreprises africaines à construire des marques fortes pourrait devenir déterminante. L’enjeu ne serait plus seulement de produire pour le marché local, mais de créer des produits capables de s’imposer au-delà des frontières nationales.
Plus de 120 000 milliards FCFA d’opportunités avec le PND
Le Premier ministre a également évoqué les perspectives offertes par le Plan National de développement (PND) 2026-2030, qui représente, selon lui, un important espace économique. Avec plus de 120 000 milliards de FCFA annoncés dans le cadre de ce programme, la Côte d’Ivoire entend disposer d’un environnement favorable au développement des activités économiques et à la création de valeur. Dans cette dynamique, le gouvernement ivoirien encourage les acteurs économiques à mieux valoriser leurs productions et leurs actifs immatériels.
Marques, brevets et licences : créer davantage de valeur
Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Khalil Konaté, a abondé dans le même sens. Dans une économie mondialisée, a-t-il estimé, les entreprises doivent désormais aller au-delà de la simple production. « Dans une économie mondialisée, il faut désormais être capable de créer davantage de valeur autour de ce que nous produisons. », a-t-il souligné. La marque, le brevet et la licence apparaissent ainsi comme des outils juridiques complémentaires permettant de protéger, valoriser et développer les actifs immatériels des entreprises.
Le Bénin appelle l’Afrique à créer ses propres marques
Invité d’honneur de cette deuxième édition du BLA, le Bénin a également porté un message fort par la voix d’Arnauld Akakpo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB). « L’Afrique a longtemps été reconnue pour les richesses qu’elle possède. Le temps est venu pour qu’elle soit reconnue pour les marques qu’elle crée. », a-t-il déclaré. Une ambition qui rejoint l’un des enjeux majeurs du BLA 2026 : permettre aux économies africaines de mieux transformer leurs ressources, leurs savoir-faire et leur créativité en marques compétitives, capables de conquérir les marchés du continent et, au-delà, ceux du reste du monde. Après la cérémonie d’ouverture et la visite des stands par Robert Beugré Mambé et sa délégation, panels et rencontres professionnelles se poursuivent dans le cadre de cette deuxième édition de Brands Licensing Africa. Le rendez-vous connaîtra son apothéose ce vendredi 16 octobre.





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