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Transition énergétique : Wilfried Léandre Houngbédji invite les béninois à comparer le coût du charbon et du gaz

Photo : Le ministre Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji


Le débat sur les habitudes de cuisson et la transition vers des modes d’énergie plus propres s’invite de nouveau dans l’espace public. Intervenant lors d’un live sur le réseau social TikTok, vendredi 16 octobre, le ministre Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a exhorté les ménages béninois à comparer les coûts réels du charbon de bois et du gaz, tout en les encourageant à adopter progressivement des alternatives plus respectueuses de l’environnement.

« Regardez ce qui est le plus rentable pour vous »

Face aux interrogations sur le prix du charbon de bois, le ministre a appelé les consommateurs à raisonner non seulement sur le prix d’achat, mais également sur la durée d’utilisation. « Quand vous prenez un sac de charbon, vous l’utilisez pendant combien de temps ? », a-t-il interrogé, invitant les ménages à mettre cette durée en perspective avec celle d’une bouteille de gaz de 1, 2 ou 3 kilogrammes. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, cette comparaison permettrait à chaque ménage de déterminer l’option qui lui revient réellement le moins cher. « Quand je prends un sac de charbon, je l’utilise pendant combien de semaines ? Quand j’ai une bouteille de gaz, je l’utilise pendant combien de semaines ? », a-t-il insisté. Le ministre dit ainsi privilégier une démarche fondée sur la comparaison et le calcul plutôt que sur une simple perception du prix affiché au moment de l’achat.

Au-delà du prix, l’enjeu environnemental

Mais l’intervention du porte-parole du gouvernement Wadagni I ne s’est pas limitée à la question du pouvoir d’achat. Il a également replacé le débat dans le contexte plus large de la protection de l’environnement. Selon lui, les ménages doivent développer progressivement « les réflexes des modes alternatifs de cuisson ou de feu », en tenant compte à la fois de leurs intérêts économiques et des conséquences environnementales de leurs choix. L’objectif est notamment d’amener les citoyens à ne pas considérer le charbon comme l’unique solution pour la cuisson domestique, alors que d’autres sources d’énergie sont disponibles et que les politiques de transition énergétique prennent de plus en plus d’importance.

Vers un Bénin sans charbon ?

Wilfried Léandre Houngbédji a également livré une projection sur l’avenir de la consommation de charbon au Bénin. Il estime que l’évolution des politiques énergétiques et les impératifs environnementaux pourraient conduire, à terme, à une diminution considérable, voire à la disparition de son usage. « Il va arriver un moment, même au Bénin, où vous ne pouvez pas trouver même un seul sac de charbon à acheter parce que ce ne sera plus possible. », a-t-il prévenu. Le ministre s’est toutefois gardé de fixer une échéance précise à cette éventuelle évolution. « Dans quelques années, peut-être pas au temps de ce régime, peut-être au temps de ce régime, je n’en sais rien. », a-t-il déclaré, soulignant que l’évolution dépendra notamment des défis auxquels le pays sera confronté et des transformations en cours.

Changer les habitudes dès maintenant

Pour le porte-parole du gouvernement, l’enjeu est donc de ne pas attendre une éventuelle disparition du charbon pour commencer à modifier les habitudes de consommation. Il cite l’exemple de certains pays africains où l’usage du charbon est désormais devenu « totalement résiduel, sinon inexistant ». Une évolution qui, selon lui, pourrait également concerner le Bénin. « Nous sommes condamnés aussi à faire ce choix. », a-t-il affirmé, appelant les citoyens à anticiper cette transformation plutôt qu’à la subir. Le message de Wilfried Léandre Houngbédji se veut ainsi à la croisée de trois préoccupations : le coût supporté par les ménages, l’évolution des modes de consommation et la protection de l’environnement. Pour le ministre, l’adoption progressive de nouvelles habitudes de cuisson apparaît comme une nécessité appelée à s’imposer avec l’évolution énergétique du pays.

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