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Sécurité frontalière : Djibril Mama Cissé engage le MSEC dans une nouvelle phase stratégique

Photo : Le ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Djibril Mama Cissé, en famille avec les participants, à Cotonou, mardi 27 octobre


Lancé le mardi 27 octobre, à Cotonou par le ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Djibril Mama Cissé, l’atelier national de présentation des résultats et d’orientation stratégique du Mécanisme de Stabilité des États Côtiers (MSEC) ouvre une nouvelle étape dans la lutte contre l’extrémisme violent dans les zones frontalières. L’objectif est de dresser le bilan de trois années d’intervention et de définir les priorités du prochain triennat, avec une attention particulière portée aux populations les plus vulnérables.

Trois ans d’intervention dans les communes frontalières

Mis en œuvre par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), le Mécanisme de Stabilité des États Côtiers est financé par trois partenaires techniques et financiers : le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas. Déployé depuis trois ans en étroite collaboration avec plusieurs ministères sectoriels, ce programme intervient dans les communes frontalières les plus exposées à l’extrémisme violent. Il vise notamment à renforcer la stabilité de ces territoires et à consolider les relations entre les populations et les institutions publiques. La rencontre de Cotonou réunit les différentes parties prenantes autour d’un double enjeu : évaluer les résultats obtenus au cours des trois premières années et définir les orientations stratégiques pour la prochaine phase du mécanisme.

Djibril Mama Cissé appelle à des réponses adaptées aux réalités locales

À l’ouverture des travaux, le ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé, a invité les participants à mener des réflexions approfondies afin d’adapter davantage les interventions du MSEC aux besoins réels des populations. L’enjeu est de faire en sorte que les actions engagées produisent des effets durables sur la stabilité des zones frontalières. Pour y parvenir, les participants sont appelés à examiner les résultats enregistrés, à identifier les difficultés rencontrées et à tirer les enseignements de trois années de mise en œuvre. Le ministre a également mis en avant plusieurs priorités stratégiques du Gouvernement : consolider les acquis en veillant à leur appropriation par les communautés locales, renforcer la coordination et la complémentarité des interventions, et faire de la jeunesse ainsi que de l’inclusion communautaire des leviers majeurs de stabilité. L’amélioration du suivi-évaluation et de la mesure des impacts figure également parmi les axes prioritaires. Il s’agit de mieux apprécier les effets concrets des actions conduites sur les territoires et auprès des populations bénéficiaires.

L’Allemagne mise sur la confiance entre l’État et les populations

Parmi les personnalités présentes à cette cérémonie figuraient le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Kuyema Natta, les ambassadeurs des Pays-Bas, d’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que la cheffe de bureau de l’OIM. Prenant la parole, l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, Stefan Buchwald, a rappelé que le MSEC cible en priorité les localités confrontées à des défis sécuritaires particulièrement aigus. Au-delà des interventions opérationnelles, le programme entend contribuer à restaurer la confiance entre les populations et les institutions publiques. Pour le diplomate allemand, la qualité des relations entre les citoyens, l’administration et les forces de défense et de sécurité constitue un rempart essentiel contre l’infiltration des réseaux criminels et des groupes armés terroristes. Cette approche place ainsi la confiance institutionnelle et la proximité avec les communautés au cœur des efforts de prévention de l’insécurité.

Trois piliers à préserver pour la prochaine phase

L’ambassadeur *Stefan Buchwald* a également exprimé le souhait que les travaux de l’atelier permettent de préserver les trois piliers fondateurs du MSEC. Le premier repose sur une démarche flexible et réactive, capable de s’adapter à l’évolution des besoins et des réalités locales. Le deuxième vise à renforcer de manière tangible la présence de l’État dans les zones concernées. Le troisième accorde une attention prioritaire aux communes les plus vulnérables. Ces orientations traduisent la volonté de maintenir une approche qui associe présence institutionnelle, adaptation aux réalités du terrain et ciblage des territoires les plus exposés.

Vers un nouveau triennat axé sur les résultats

Au terme de cet atelier national, les parties prenantes sont appelées à dégager des orientations permettant de consolider les acquis du MSEC et d’améliorer l’efficacité de ses interventions au cours des trois prochaines années. La coordination entre les acteurs, l’implication des communautés, la place accordée à la jeunesse et le renforcement du suivi-évaluation devraient ainsi nourrir les réflexions sur la prochaine phase. Pour le Bénin et ses partenaires, l’enjeu est de faire de cette nouvelle programmation un instrument davantage adapté aux réalités des communes frontalières, afin de contribuer durablement à leur stabilité et de renforcer la confiance entre l’État et les populations.

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