Photo : Le député LD, Sounon Boké Soumaïla
Au lendemain de la tentative de coup d’État avortée du 7 décembre, les autorités de Porto-Novo poursuivent leurs investigations afin d’identifier tous les soutiens présumés aux mutins. Dans ce contexte sécuritaire tendu, le député Sounon Boké Soumaïla, membre du parti de l’opposition Les Démocrates (LD), a été arrêté par la police et placé en garde à vue, ce mardi 16 décembre.
Un commentaire laconique, mais lourd de sens
Selon des sources concordantes, l’élu aurait partagé, dès les premières heures suivant la diffusion des informations provenant des mutins, un message dans un groupe privé. Alors que ces derniers annonçaient une tentative de prise de pouvoir, le député aurait réagi par un commentaire laconique, mais lourd de sens : « C’EST LA FÊTE ». Une expression qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des services de sécurité et des autorités judiciaires.
Déterminer les responsabilités et les éventuelles complicités
Cette arrestation s’inscrit dans une série de mesures engagées par les institutions judiciaires dans le cadre de l’enquête ouverte après l’échec de la mutinerie. Les autorités cherchent à déterminer les responsabilités et les éventuelles complicités liées à cette tentative de déstabilisation, attribuée à un groupe de militaires dirigé par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, toujours en cavale à ce stade des investigations. Sa formation politique dénonce une violation de son immunité parlementaire et exige sa libération.
Préserver la stabilité institutionnelle du pays
Du côté officiel, les responsables sécuritaires rappellent que toutes les personnes soupçonnées d’avoir encouragé, soutenu ou relayé des messages favorables à la tentative de coup d’État devront répondre devant la justice. L’objectif affiché est clair : faire toute la lumière sur les faits et préserver la stabilité institutionnelle du pays. L’enquête judiciaire se poursuit, dans un climat marqué par la vigilance accrue des forces de défense et de sécurité. Les autorités assurent vouloir établir la vérité, sans considération de statut ou d’appartenance politique, afin de tourner définitivement la page de cet épisode qui a ébranlé le pays.


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