Photo : Le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye
Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a quitté Dakar, ce mardi 28 juillet, pour une visite d’amitié et de travail en République du Mali, à l’invitation du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Cette visite officielle, qui intervient quelques semaines avant son entrée en fonction en qualité de président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), suscite déjà de nombreuses interrogations sur les enjeux qui seront au cœur des échanges entre les deux dirigeants.
Une visite à forte portée diplomatique
Le déplacement de Bassirou Diomaye Diakhar Faye à Bamako s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Mali, deux pays liés par des relations historiques, économiques et culturelles. Cette visite est toutefois observée avec une attention particulière en raison du contexte régional marqué par les nouvelles relations entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger. À quelques semaines de sa prise de fonction à la tête de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, le chef de l’État sénégalais semble vouloir multiplier les initiatives diplomatiques afin de favoriser un climat de dialogue dans la sous-région.
Au-delà de l’axe Dakar-Bamako
Si le renforcement de la coopération bilatérale entre Dakar et Bamako devrait naturellement figurer parmi les sujets inscrits à l’ordre du jour, cette rencontre pourrait également dépasser le seul cadre des relations entre les deux pays. Les observateurs s’interrogent notamment sur la place qu’occuperont les questions régionales, notamment les rapports entre la CEDEAO et l’AES, dans les échanges entre Bassirou Diomaye Faye et le Général Assimi Goïta. Depuis la création de la Confédération de l’AES et le retrait conjoint du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO, les relations entre les deux ensembles régionaux demeurent un enjeu majeur pour la stabilité et l’intégration de l’Afrique de l’Ouest.
Un test pour le futur président en exercice de la CEDEAO
Cette visite constitue également un premier signal de la méthode diplomatique que pourrait adopter Bassirou Diomaye Diakhar Faye durant sa présidence en exercice de la CEDEAO. Connu pour son attachement au dialogue et à la concertation, le président sénégalais pourrait chercher à créer les conditions d’un rapprochement entre les différents acteurs régionaux, dans un contexte où les défis sécuritaires, économiques et politiques exigent des réponses concertées.
Des attentes fortes pour l’avenir des relations régionales
À ce stade, aucun détail officiel n’a été communiqué sur le contenu des discussions qui auront lieu entre les deux chefs d’État.
La rencontre sera-t-elle exclusivement consacrée au renforcement de l’axe Dakar-Bamako ? Ouvrira-t-elle la voie à de nouvelles discussions entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES) ? Ou permettra-t-elle d’esquisser les contours d’une nouvelle dynamique de coopération régionale ?
Autant de questions qui alimentent les analyses à travers l’Afrique de l’Ouest.
Au Groupe de presse « DIFFÉRENCE », notamment à rédaction differenceinfobenin.com, à Porto-Novo, une seule attitude s’impose pour l’heure : wait and see.


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