Photo : Le DG ERSUMA, Dr Karel Osiris Dogué, en famille avec les auditeurs de la promotion 2025-2026 (CAO-CMO), à Porto-Novo, vendredi 31 juillet
« Un parcours s’achève. Une expertise prend forme». C’est par cette formule que le Directeur général de l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA), Dr Karel Osiris Dogué, a salué l’aboutissement d’une étape importante dans le parcours des auditeurs de la promotion 2025-2026 des Certificats en Arbitrage OHADA (CAO) et en Médiation OHADA (CMO). Dans une déclaration consacrée à cette séquence de formation, le DG de l’ERSUMA a mis en avant l’importance du passage de la théorie à la pratique, considéré comme un moment déterminant dans la professionnalisation des futurs spécialistes des modes alternatifs de règlement des différends.
Cinq jours au cœur de la pratique professionnelle
Du lundi 27 au vendredi 31 juillet dernier, les auditeurs ont franchi une nouvelle étape de leur parcours à l’ERSUMA, à Porto-Novo. Après plusieurs mois de travail, d’apprentissage et d’exigence, ils ont été confrontés aux réalités de la pratique professionnelle. Devant des jurys composés d’éminents spécialistes, ils ont présenté leurs rapports de fin de formation avant de participer à des simulations d’audiences arbitrales et de procédures de médiation. Ces exercices pratiques se sont déroulés au Centre d’Arbitrage de l’OHADA et à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA), permettant aux participants de se confronter aux exigences concrètes de l’arbitrage et de la médiation.
« L’articulation entre la connaissance et la pratique »
Pour Dr Karel Osiris Dogué, cette immersion constitue l’un des aspects les plus importants de la formation. Le Directeur général dit avoir particulièrement apprécié « cette articulation entre la connaissance et la pratique », notamment à travers la confrontation des auditeurs à la réalité d’un dossier et à la posture professionnelle d’un arbitre ou d’un médiateur. Cette mise en situation permet, selon lui, d’aller au-delà de la simple acquisition de connaissances théoriques. Elle donne aux futurs professionnels les moyens de développer les réflexes nécessaires à l’exercice de leurs responsabilités.
Former des professionnels capables de faire vivre le droit OHADA
Le DG de l’ERSUMA insiste ainsi sur la philosophie qui sous-tend l’action de l’institution. Former des professionnels du droit, explique-t-il, ne consiste pas uniquement à transmettre des règles et des principes. Il s’agit également de leur fournir « les réflexes, les outils et la capacité d’agir » face aux situations concrètes auxquelles ils seront confrontés dans leur carrière. Cette approche répond à une ambition plus large : former des professionnels capables de faire vivre effectivement le droit OHADA et de contribuer au renforcement de la sécurité juridique et judiciaire dans l’espace communautaire.
« La fin d’un cycle, mais surtout le début d’une nouvelle responsabilité »
S’adressant directement aux auditeurs de la promotion 2025-2026, Dr Dogué leur a adressé ses félicitations pour le chemin parcouru. Si la soutenance marque officiellement la fin d’un cycle de formation, elle constitue surtout, à ses yeux, le début d’une nouvelle responsabilité professionnelle. Le Directeur général les invite ainsi à mettre pleinement à profit les compétences acquises au cours de leur formation, dans leurs pratiques professionnelles, leurs décisions et leur contribution au développement des modes alternatifs de règlement des différends en Afrique. Avec une pointe de fierté, il estime même que les auditeurs ont suivi « la meilleure certification en arbitrage/médiation OHADA au monde », soulignant ainsi le niveau d’exigence et l’ambition portés par ces formations.
Une expertise au service de l’espace OHADA
À travers cette étape de formation, l’ERSUMA entend contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels spécialisés dans l’arbitrage et la médiation. Des compétences appelées à jouer un rôle croissant dans la sécurisation des relations d’affaires et le règlement efficace des différends dans l’espace OHADA. Pour Dr Karel Osiris Dogué, cette dynamique participe à une construction collective :
« C’est ainsi que se construit, jour après jour, l’expertise dont notre espace OHADA a besoin. »
À l’issue de leur parcours, les auditeurs CAO et CMO sont désormais appelés à transformer les connaissances acquises en compétences opérationnelles et à faire de leur expertise un véritable instrument au service de la sécurité juridique, de la confiance économique et du développement des modes alternatifs de règlement des différends en Afrique.


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