Photo : La Directrice du BCEJ, Innocentia Apovo Monteiro, ce jeudi 24 septembre
À l’occasion de la Journée Internationale de la Mer (JIM) 2026, célébrée ce jeudi 24 septembre, la Directrice du Bureau de Coopération et d’Entraide Judiciaires (BCEJ), Innocentia Apovo Monteiro, a livré un plaidoyer en faveur d’une approche globale de la sécurité maritime. Dans une déclaration publiée sur son compte LinkedIn, elle rappelle que les espaces maritimes ne sont pas seulement des voies de commerce et de développement économique, mais également des espaces de vie, de mobilité humaine, de sécurité, de coopération et d’espoir.
Au-delà du commerce, les mers face à de multiples menaces
Pour Innocentia Apovo Monteiro, l’immensité des mers et des océans ne doit pas occulter les réalités douloureuses qui s’y développent. Elle cite notamment la piraterie maritime, la traite des personnes, les trafics illicites, la criminalité environnementale ainsi que les violences et drames humains qui surviennent loin des regards. Face à ces menaces, la Directrice du BCEJ estime que la réponse ne peut être limitée à un seul maillon de la chaîne sécuritaire. « La lutte contre la criminalité maritime doit être holistique. », souligne-t-elle, en mettant en avant la nécessité d’intégrer à la fois la prévention, la détection, la répression, la protection et la coopération internationale. Cette coopération doit notamment être policière et judiciaire, les phénomènes criminels maritimes dépassant, par nature, les frontières nationales.
Une coopération judiciaire renforcée entre les États
Dans son message, recueilli par la rédaction differenceinfobenin.com du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », à Porto-Novo, Innocentia Apovo Monteiro plaide ainsi pour une coopération policière et judiciaire « plus efficace entre les États ». Une orientation qui place la coordination entre les différents acteurs au cœur de la réponse aux infractions commises dans les espaces maritimes. Son appel rejoint également les enjeux de protection des personnes exposées aux différentes formes de criminalité. Elle souhaite notamment « une meilleure protection des femmes, des enfants et des personnes vulnérables », considérant la dimension humaine comme un élément essentiel de toute politique de sécurité maritime. La Directrice du BCEJ inscrit ainsi la coopération judiciaire dans une perspective plus large, où la sécurité des espaces maritimes doit aller de pair avec la protection des droits et de la dignité humaine.
Pour une gouvernance maritime fondée sur les droits humains
Autre axe mis en avant par Innocentia Apovo Monteiro : la gouvernance des espaces maritimes. Elle appelle de ses vœux « une gouvernance maritime inclusive, transparente et axée sur les principes fondamentaux des droits humains ». Pour elle, la sécurité maritime ne saurait donc être dissociée des impératifs de protection, de coopération et de respect des droits fondamentaux. Cette vision s’accompagne d’un message d’espoir : faire des mers des espaces où la sécurité et la prospérité puissent bénéficier aux populations. « Vivement que nos mers soient des espaces sûrs de prospérité et d’humanité et non des lieux où s’éteignent les espoirs. », écrit-elle.
Hommage aux victimes et reconnaissance au Danemark
Dans cette déclaration, la Directrice du BCEJ a également une pensée pour les victimes de la criminalité maritime. Elle leur adresse une « pensée positive », tout en appelant à renforcer collectivement les réponses aux menaces qui affectent les espaces maritimes. Innocentia Apovo Monteiro exprime par ailleurs sa « gratitude infinie » à l’Ambassade du Danemark à Accra pour son soutien à la prise en compte de la dimension « Femmes – paix et Sécurité » dans cette lutte. À travers ce message à l’occasion de la Journée internationale de la mer, la Directrice du BCEJ met ainsi en avant une conviction : la sécurisation des mers ne peut être réduite à la seule surveillance des espaces maritimes. Elle passe également par la coopération entre États, l’action judiciaire, la protection des personnes vulnérables et une gouvernance fondée sur les droits humains.







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