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Déconfinement : Pourquoi la mesure de la fermeture des lieux de culte encore en vigueur ? Wilfried Léandre Houngbédji

Photo : Le Directeur de la Communication à la Présidence du Bénin, Wilfried Léandre Houngbédji


Entre la joie et l’appréhension, les béninois, notamment ceux des 15 communes du Bénin ceinturées par le cordon sanitaire décrété le 30 mars, vivent leur première journée du déconfinement. Outre cette mesure de riposte contre la propagation de la pandémie meurtrière Coronavirus au Bénin, les autorités de Porto-Novo avaient pris dans leurs décisions de fermer aussi les écoles ainsi que les lieux de culte. Mais au nombre de ces deux mesures levées ce lundi 11 mai, seule la dernière qui est encore en vigueur. Nombreux sont les béninois qui se demandent pourquoi la mesure de la fermeture des lieux de culte est encore en vigueur ? Il faut aussi ajouter la fermeture des bars et buvettes. Puisqu’à chaque question une réponse, le gouvernement du Bénin a réagi. Pour éclairer la lanterne des concitoyens, la parole n’était pas donnée au Porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication et de La Poste, Me Alain Sourou Orounla. Au sein d’une gouvernance, il y a un Directeur de la Communication à la Présidence (DCOM-PR). C’est au jeune confrère Wilfried Léandre Houngbédji que le président béninois Patrice Talon a confié cette lourde responsabilité. Et il n’a pas encore failli depuis sa présence aux côtés du locataire de la Marina à ce jour. C’est par le canal de la chaîne nationale ORTB, que le DCOM-PR, a transmis les explications du gouvernement du président Patrice Talon sur le maintien de cette mesure. Et à l’entendre, inutile de comparer l’école et les lieux de culte ou autres. « Aller dans un bar, ça agrémente la vie d’une certaine façon, mais est-ce que c’est indispensable ? », s’est interrogé d’abord Wilfried Léandre Houngbédji avant d’approfondir ses explications. « Aller à l’école, c’est indispensable pour bâtir l’humain, passer son examen, valider son année… c’est indispensable pour progresser. », a expliqué le professionnel des médias béninois. « Aller à l’église, à la mosquée ou au couvent, c’est un choix individuel qui relève plus même de la vie privée que publique. », a fait savoir Wilfried Léandre Houngbédji. À l’écouter, avec la foi, le jeune collaborateur du développeur-né, le président Patrice Talon a indiqué la compréhension de Dieu dans sa magnanimité en ce qui concerne l’attitude du fidèle qui manque l’église pour obéir aux commandements. « Si Dieu est magnanime, il comprend très bien que celui qui ne vient pas à la mosquée, qui ne va pas à l’église, qui ne va pas au couvent, parce qu’il respecte les mesures prescrites par son gouvernement, celui-là est un bon citoyen. », a avancé Wilfried Léandre Houngbédji. « Celui-là est un fils de Dieu comme on le dit et Dieu lui pardonnerait de ne pas se présenter alors même que les conditions ne sont pas réunies. », a-t-il soutenu.

Les explications très convaincantes

Très présent d’esprit, le Directeur de la Communication à la Présidence (DCOM-PR) du Bénin, va jeter la lumière sur la bonne décision du gouvernement de ne pas lever la mesure de la fermeture des lieux de culte et autres. Respecter le regroupement de moins de 50 personnes dans ces lieux serait difficilement contrôlable par l’État. « Si on ouvrait les églises, les mosquées actuellement, et que le prêtre… ou l’imam qui dirige…, se met à la porte et dit : pas plus de 50 personnes dedans. Qu’est-ce qui va se passer ? », dépose Wilfried Léandre Houngbédji. «… Mais vous avez 200, 500 fidèles qui arrivent, qui se bousculent… et qui rentrent. Pensez-vous que la police Républicaine irait jusqu’à l’intérieur (des temples ndrl) pour sortir les gens ? », appuie-t-il. « (…Cela ne donnerait pas une bonne image de nous, c’est pour ça, on ne prend aucun risque. », a affirmé Wilfried Léandre Houngbédji. Selon le journaliste, il y a moins de risque en milieu scolaire que religieux. « Dans le milieu religieux, que vous soyez à l’église ou à la mosquée, les risques de promiscuité sont encore plus prononcés qu’à l’école. », a-t-il indiqué avant de s’expliquer. « Vous vous retrouvez à 500, à 1000 et plus… Ils vont s’y retrouver, s’agglutiner, les frottements… », a relevé le DCOM-PR. Dans ses dernières explications, la résurgence de la pandémie est une évidence. « Et puis vous créez là un foyer involontaire et qui peut,… causer de nouveaux cas. », a souligné Wilfried Léandre Houngbédji. Et ce n’est pas faux, car en 24 heures seulement du déconfinement dans quelques pays européens, la deuxième vague meurtrière du Coronavirus frappe déjà. L’essentiel à retenir des explications très convaincantes du Directeur de la Communication à la Présidence (DCOM-PR) du Bénin, est que la situation est sous contrôle, avec une grande attention et d’un éveil du côté du gouvernement. « On ne banalise pas les faits, on ne les exagère pas. Mais on ne prendra pas plus de risque qu’il en faut. », a confié Wilfried Léandre Houngbédji pour clôturer.

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