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CEDEAO : Le Niger de Mahamadou Issoufou passe le témoin au Ghana de Nana Akufo Addo pour la présidence de l’organisation

Ce lundi 7 septembre, la capitale nigérienne, Niamey, a accueilli le 57ème sommet de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) présidé par le président du Niger, Mahamadou Issoufou, président sortant en exercice de l’organisation. Un sommet qui a été consacré aux travaux de la session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de l’organisation ouest-africaine. C’est également le premier somment hors cadre visio-conférence depuis le début de la pandémie de l’épidémie du Coronavirus avec ses exigences de distanciation sociale. Les toutes premières interventions lors de la cérémonie d’ouverture des travaux ont été directement sur la situation au Mali. « Il est du devoir de la communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques. La junte militaire doit nous aider à aider le Mali », a déclaré Mahamadou Issoufou. Le président sortant dans son intervention a exprimé combien la situation malienne reste au cœur des préoccupations de l’organisation régionale. Le chef de l’État nigérien a réitéré la sommation déjà adressé à la junte d’organiser dans les plus brefs délais la transition. Il n’est pas allé par quatre chemins pour appeler que le Mali fait actuellement l’objet d’un blocus de la part de la CEDEAO, conformément à la charte de l’organisation afin de demander à la junte militaire de regagner les casernes et la mise en place d’une transition, d’une durée de douze mois maximum, dirigée par des civils.

 « Accorder une grande priorité à l’unité régionale, à la consolidation des institutions démocratiques et l’intégration économique de nos États »

Mahamadou Issoufou

Il faut souligner que dans ses engagements au lendemain de sa réélection en juin 2019, pour un mandat d’un an, il était question pour Mahamadou Issoufou d’ « accorder une grande priorité à l’unité régionale, à la consolidation des institutions démocratiques et l’intégration économique de nos États ». Ce qui a certainement inspiré le centre d’étude et de recherche, Afrikajom Center. Cette institution, dirigée par Alioune Tine, a, dans un rapport analysant à la loupe l’ensemble des pays d’Afrique de l’Ouest, recommandé l’organisation d’un sommet de la CEDEAO réservé à la limitation des mandats présidentiels à deux pour tous les États membres de la sous-région. « La CEDEAO peut aller loin concernant la question de la limitation des mandats présidentiels à deux. Dans pratiquement tous les pays de la CEDEAO, les constitutions reconnaissent la limitation de mandats à deux. Il est temps aujourd’hui qu’un sommet entérine cet état de fait en intégrant dans le Protocole additionnel sur la gouvernance et la démocratie une disposition limitant le mandat présidentiel à deux pour tous les pays de la CEDEAO avec application immédiate. Ces décisions pourraient contribuer à consolider l’État de droit, la démocratie, la paix, la stabilité et la justice. », a préconisé l’équipe d’Alioune Tine. Il convient de noter qu’à la fin des travaux, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a un nouveau président. Mahamadou Issoufou du Niger a passé le témoin à son homologue du Ghana, Nana Akufo Addo.

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