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Harcèlement sexuel en milieu universitaire : Nassirou Bako Arifari place les étudiantes au cœur du phénomène et souligne la responsabilité des parents

Photo : L’ancien-ministre béninois des Affaires Étrangères, l’universitaire Prof Nassirou Bako Arifari


Le harcèlement sexuel est très connu dans le monde éducatif. Que ce soit en milieu scolaire entre enseignants et apprenantes ou encore celui universitaire entre enseignants et étudiantes, le phénomène ne passe pas inaperçu. Mais au niveau du haut lieu de savoir qu’est l’université, la présence est entretenue par les étudiantes. En effet, si dans les collèges et lycées, la tenue est un uniforme kaki, dans les universités, elle est au choix ; synonyme du mode vestimentaire. Inutile de rappeler qu’aujourd’hui l’habillement des jeunes, notamment les filles, expose la carence en éducation.  Ce qui permet à un enseignant d’université et père de famille de placer les étudiantes au cœur du harcèlement en leur reprochant de favoriser le phénomène dans les universités. Il s’agit du député du parti Bloc Républicain (BR) à l’Assemblée nationale huitième (8ème) Législature, Nassirou Bako Arifari, « NBA » pour ses fans. Universitaire et ancien-ministre béninois des Affaires Étrangères dans le gouvernement précédent de l’ex-chef de l’État béninois, Thomas Boni Yayi (2006-2016) entend mal à ses oreilles que les enseignants soient cités comme les seuls responsables dans le harcèlement dans le monde éducatif, notamment en milieu universitaire. « Je voudrais qu’on relativise. », a d’abord souligné le professeur d’université.

« Il y a certainement des enseignants qui s’y trouvent, mais il y en a quand même, la majorité qui respecte l’éthique et la déontologie du métier. »

Nassirou Bako Arifari

À en croire l’ancien chef de la diplomatie béninoise, l’entretien du phénomène dans les universités met les étudiantes aux premières loges des responsabilités. Selon « NBA », l’éthique et la déontologie du métier d’enseignant restent le leitmotiv pour certains hommes dans la profession. « Il y a certainement des enseignants qui s’y trouvent, mais il y en a quand même, la majorité qui respecte l’éthique et la déontologie du métier. », a soutenu Nassirou Bako Arifari. L’élu du peuple dans la première Circonscription Électorale (1ère CE) du Bénin, n’a pas hésité de doigter la responsabilité avérée des parents. Il affirme que certains comportements des étudiants interviennent après une occupation d’espace de liberté en face des parents. Le législateur jette la lumière dans le monde des apprenants et trouve qu’il se traduit par un « mode vestimentaire inadmissible » et des « postures indélicates », mais aussi et surtout un monde plein de questionnements. « Je peux vous dire en tant qu’enseignant, lorsque vous êtes en face de vos étudiants, tous sexes confondus, avec certains comportements, quelle que soit votre éthique, vous avez des questionnements. », confie Nassirou Bako Arifari. Le représentant du peuple au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo, la capitale du Bénin, partage également sa connaissance de l’existence des réseaux.

« Trafic de notes et de fraudes »

D’après le député du parti minoritaire à l’hémicycle du Parlement béninois, il existe des réseaux de « trafic de notes et de fraudes » dans les universités béninoises, les publiques en occurrence. À cet effet, le Parlementaire n’est pas allé par quatre chemins pour inviter le gouvernement du président Patrice Talon à penser à des réformes histoire de mettre fin à ces mauvaises pratiques. « Le harcèlement est bilatéral. », estime « NBA » avant d’ajouter que « le harcèlement peut ne pas être le fait de l’enseignant directement ». « Il y a des gens qui jouent des intermédiaires. », a appuyé le professeur. L’honorable député béninois s’est rappelé de sa technique lors de son séjour en Allemagne en tant qu’enseignant à l’Université de Cologne. « Je peux vous dire que pour recevoir nos étudiantes, ma technique était de garder la porte de mon bureau ouverte. », a partagé Nassirou Bako Arifari. Mais pourquoi cette technique ? « Parce que les enseignants, hommes surtout, sont pris dans un engrenage, dans une certaine peur étant donné que vous pouvez être dénoncé même de manière malveillante. », a indirectement répondu l’actuel homme fort de Malanville, une commune situé dans le département l’Alibori, au Nord-est du Bénin, au bord du fleuve Niger, à la frontière avec le Niger et à proximité de celle avec le Nigeria. 

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