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États-Unis : Joe Biden proche d’une première victoire judiciaire avec la loi anti-avortement du Texas suspendue par un juge fédéral

Photo : Le président américain Joe Biden


À Austin au Texas, la joie des femmes serait à son comble à la suite de la nouvelle qui est tombée face à la loi anti-IVG qui soulève un tollé dans cet État ultra-conservateur des États-Unis. Une joie qui obligerait certainement l’actuel locataire de la Maison Blanche à frotter les mains et à surtout croiser les doigts. En effet un juge fédéral du Texas a bloqué, dans la nuit de ce mercredi 6 à ce jeudi 7 octobre, la loi interdisant la quasi-totalité des avortements dans cet État et ainsi donné raison à l’administration du président américain Joe Biden qui avait porté plainte en septembre dernier, lors de l’entrée en vigueur de la mesure législative jugée draconienne.

« Cette cour ne permettra pas que cette privation choquante d’un droit si important se poursuive un jour de plus. »

Robert Pitman

Très courageux, le magistrat américain a rendu sa décision à la juridiction. « Cette cour ne permettra pas que cette privation choquante d’un droit si important se poursuive un jour de plus. », a écrit le juge Robert Pitman dans sa décision, dont l’État ultra-conservateur peut faire appel. Selon cette décision, le Texas ne peut temporairement plus appliquer cette loi, soutenue par les républicains. Il faut noter que la loi texane, entrée en vigueur le 1er septembre dernier, interdit d’avorter une fois que les battements de cœur de l’embryon sont détectés, soit à environ six semaines de grossesse, quand la plupart des femmes ignorent encore être enceintes. Cette loi texane ne prévoit pas d’exception en cas d’inceste ou de viol, mais seulement en cas d’urgence médicale. Soulignons que ces dernières années, des lois comparables ont été adoptées par une dizaine d’autres États conservateurs et invalidées en justice parce qu’elles violent la jurisprudence de la Cour suprême des États-Unis. Celle-ci garantit le droit à l’avortement tant que le fœtus n’est pas viable, soit vers 22 semaines de grossesse. Mais le texte du Texas comporte un dispositif unique : il confie « exclusivement » aux citoyens le soin de faire respecter la mesure en les incitant à porter plainte contre les organisations ou les personnes qui en aident d’autres à avorter illégalement.

« Peu importe où vous êtes, ce combat est aujourd’hui à votre porte. »  

Alexis McGill Johnson

La Cour suprême, où les juges conservateurs sont nettement majoritaires, a invoqué ces « questions nouvelles de procédure » pour refuser, il y a un mois, de bloquer la loi comme le lui demandaient des défenseurs du droit à l’avortement. Le gouvernement fédéral était alors entré dans l’arène judiciaire, invoquant son intérêt à faire respecter les droits constitutionnels des américains. Inutile de de s’étonner des réactions à l’image de la présidente du géant du planning familial Planned Parenthood. « Depuis plus d’un mois, les Texanes sont privées d’accès à l’avortement à cause d’une loi anticonstitutionnelle qui n’aurait jamais dû entrer en vigueur », a réagi dans un communiqué Alexis McGill Johnson. Rappelant que « la bataille est loin d’être terminée », McGill Johnson a dit espérer que cette décision permette aux cliniques de recommencer à pratiquer des avortements. Le 46ème président des États-Unis, le démocrate Joe Biden, avait promis le mois dernier « une réponse immédiate » de son gouvernement, à qui il avait ordonné de trouver « des mesures pour assurer que les femmes du Texas aient accès à l’avortement en toute sécurité et légalité ». La semaine dernière, des dizaines de milliers de femmes avaient manifesté aux États-Unis pour défendre le droit à l’avortement. « Peu importe où vous êtes, ce combat est aujourd’hui à votre porte. », avait lancé Alexis McGill Johnson à Washington. Il convient de préciser que l’État du Texas a exprimé son vœu de faire appel de cette décision devant la Cour suprême. À la rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE », ici à Porto-Novo, nous pouvons dire Wait and see !

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