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France : Bernard Tapie le « boss » draine des milliers de marseillais du Vieux-Port à la Major pour ses obsèques

Décédé dimanche 3 octobre, l’ex-homme d’affaires et politique français, Bernard Tapie, est conduit ce matin dans sa dernière demeure. Quelques milliers de français, notamment de supporters sont partis en procession ce vendredi 8 octobre au matin, depuis le Vieux-Port, derrière le convoi funéraire de Bernard Tapie, pour rejoindre la Major, la cathédrale de Marseille, où ont lieu les obsèques de l’ex-homme d’affaires et ex-président de l’Olympique de Marseille (OM). Une heure avant le début de la messe, des centaines de personnes patientaient devant la cathédrale de la Major pour accueillir celui qu’ils appelaient affectueusement le « boss ». Mort d’un double cancer, à 78 ans, à son domicile parisien, l’ex-député et conseiller général des Bouches-du-Rhône et très éphémère ministre de la Ville de l’ex-chef de l’État français, François Mitterrand, a choisi Marseille, « sa ville de cœur », pour sa dernière étape, comme l’avait dévoilé son épouse dans le communiqué officiel annonçant son décès. Mais, que ce soit au Vieux-Port ou près de la cathédrale, on restait loin des marées humaines qui envahissent la ville lors des grandes victoires de l’OM. Par la suite, les hommages se sont succédés à l’image du président de la région Paca. « Tu nous as toujours donné le sentiment que tout était possible. (…) Comme Marseille, tu n’as jamais laissé personne indifférent. », a déclaré Renaud Muselier.

« Bernard Tapie est un enfant de Marseille. Un enfant adopté. (…) il a porté haut cet amour pour Marseille jusqu’à faire le choix d’y faire son dernier voyage. »

Benoît Payan

Le premier citoyen de la ville de Marseille rend également hommage à l’enfant adopté. « Bernard Tapie est un enfant de Marseille. Un enfant adopté. (…) il a porté haut cet amour pour Marseille jusqu’à faire le choix d’y faire son dernier voyage. », a déclaré le maire Benoît Payan« J’avais 15 ans quand un soir de mai 1993, Bernard Tapie a porté Marseille sur le toit de son pays, sur le toit de l’Europe. », a-t-il salué. Jean-Louis Borloo, son ami, s’est également exprimé. « Le gladiateur se repose enfin. Bernard tu es rentré chez toi. L’émotion est tellement forte en France. Je suis certain que tu la ressens. », a-t-il partagé.vBernard Tapie sera inhumé au cimetière de Mazargues, à quelques encablures du Vélodrome, le berceau des exploits de l’OM. « On te ramène à la maison. », avait expliqué son fils, Stéphane Tapie, sur Instagram mercredi. « C’est très important pour moi d’être là, pour rendre hommage à celui qui a fait de Marseille et de l’OM ce qu’ils sont aujourd’hui. », a expliqué Mireille Brechard, 72 ans, en référence à la Ligue des champions, la seule jamais gagnée par un club français, décrochée par les Olympiens en 1993. « Bernard Tapie a su créer une ambiance autour du football. », rappelle-t-elle, en marchant vers la cathédrale Sainte-Marie Majeure au milieu des chants des supporters, fumigènes à la main pour certains.

« Il y avait les feux d’artifice, les avant-matches, il a créé les groupes de supporters. Je retiens aussi l’homme de terrain qui allait gueuler dans les vestiaires après une mauvaise mi-temps. »

Mireille Brechard

« Il y avait les feux d’artifice, les avant-matches, il a créé les groupes de supporters. Je retiens aussi l’homme de terrain qui allait gueuler dans les vestiaires après une mauvaise mi-temps. », ajoute Mireille Brechard. « Et ne me parlez pas de VA-OM, il n’y est pour rien. », assène la supportrice, en allusion à ce match acheté contre Valenciennes, en 1993, qui lui avait valu 165 jours en prison. « C’est un coup politicien. », lance-t-elle. « Ma sœur a eu un cancer du pancréas, elle a tenu deux ans et c’est grâce à lui. », témoigne Nora Dif, 57 ans, habillée de noir. « Ce bel homme, malgré tout ce qu’il a pu faire, c’était un grand. », ajoute-t-elle, préférant elle aussi évacuer les condamnations judiciaires de celui qui a également été acteur, chanteur et homme de médias. « S’il avait été gourou, il aurait eu une secte avec des milliers d’adeptes. », lâche Eric di Meco, l’un des joueurs à avoir gagné cette Ligue des champions de 1993, au micro de La Provence, le journal local, dont l’ancien homme d’affaires était l’actionnaire majoritaire, dans le cadre d’une émission spéciale avec France Bleu Provence.

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