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France – Coronavirus : Emmanuel Macron s’adresse à ses compatriotes ce mardi 9 novembre

Photo : Le président français Emmanuel Macron, en juin 2020


Les français, ressortez les cartes, les courbes et les graphiques. Le président de la République va s’adresser à vous demain mardi 9 novembre, jour où le président béninois Patrice Talon sera à l’Élysée pour l’histoire coloniale entre la France et le Danxomè (Danhomey), Bénin d’aujourd’hui. Peut-être l’actuel locataire sortant et candidat à sa propre succession à la présidence française parlera de cet grand événement entre les deux pays, à 20h (heure de Porto-Novo). La rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE » seront au rendez-vous. Mais, les français vont entendre Emmanuel Macron parler des réformes, de la reprise économique et du rebond épidémique, selon l’annonce faite par le Porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal. En effet, depuis plusieurs jours, l’exécutif français et les autorités sanitaires se relaient de tribunes en médias pour faire état d’une situation qui se dégrade sur le front de l’épidémie de Coronavirus.

« (…) risque non-négligeable de reprise »

Après donc le ministre français de la Santé, Olivier Véran, ou Gabriel Attal qui annonçait à la sortie du Conseil des ministres du mercredi 3 novembre, le retour du masque à l’école dans une quarantaine de départements, face au « risque non-négligeable de reprise », c’est au tour du Pouvoir Macron de tirer la sonnette d’alarme. En attendant le chef de l’État français, c’est le Premier-ministre qui était monté au créneau, vendredi 5 novembre, depuis le CHU de Montpellier. « Même si ça n’est pas une explosion, 80 départements connaissent une reprise légère mais réelle. », a ainsi expliqué Jean Castex, exhortant à « une mobilisation générale autour de la vaccination » et de la troisième dose. Un discours qui sera repris par Emmanuel Macron demain soir, le dirigeant français ayant prévu de s’adresser à ses compatriotes.

« Toutes les régions sont touchées. »

Patrick Rolland

Force est de constater que le rebond se confirme, sur le territoire, après avoir déjà gagné une bonne partie de l’Europe. « Toutes les régions sont touchées. », résume Patrick Rolland, de la Direction des régions de Santé Publique France (SPF) à l’AFP, chiffres à l’appui. La veille de l’annonce de l’allocution d’Emmanuel Macron, en fin de journée de demain, la SPF faisait ainsi état de 9502 nouveaux cas et d’un taux de positivité de 2,2% sur les sept derniers jours. Une semaine auparavant ce taux, qui mesure la proportion de cas parmi les personnes testées, n’était que de 1,8%. Cette reprise s’est amorcée depuis octobre dernier, comme en témoignent les taux d’incidence et de reproduction, deux autres indicateurs clefs, en hausse depuis trois semaines. C’est dans ce contexte que le président français s’apprête, donc, à s’exprimer. Le Porte-parole du gouvernement français a enfin confirmé ce que l’Élysée laissait planer en qu’Emmanuel Macron avait prévu de « revenir devant les français à l’automne ». « Ce sera plus précisément dans une allocution ce mardi 9 novembre à 20h. », a fait savoir l’Élysée fin de la semaine dernière, soulignant ses éventuelles pistes.

« Nous réfléchissons à celle du pass sanitaire sans doute plus que la piste de la vaccination obligatoire pour les plus de 65 ans. »

Jean Castex

Dans le contexte actuel en France où l’ennemi invisible cruel et meurtrier, Coronavirus, refuse de baisser les bras face aux mesures de le mettre hors d’état de nuire afin de protéger les français, rares sont ceux à s’aventurer sur le terrain sanitaire, tant les questions autour de la vaccination, présentée par l’exécutif, comme le meilleur moyen de se prémunir d’une nouvelle vague de Coronavirus, demeurent éruptives. Selon RTL, qui cite un « membre du gouvernement », Emmanuel Macron pourrait notamment rendre la troisième dose du vaccin obligatoire pour les plus fragiles. Une contrainte (qui ne manquerait pas de faire réagir) envisagée par Jean Castex… mais pas franchement prioritaire. Au sujet des pistes éventuelles de l’exécutif, le Premier ministre a évoqué deux principales options, avec une plus probable que l’autre. « Nous réfléchissons à celle du pass sanitaire sans doute plus que la piste de la vaccination obligatoire pour les plus de 65 ans. », a-t-il précisé, avant de promettre une « réponse bientôt ». Dans cette optique, un Conseil de défense pourrait avoir lieu ce jour ou au plus tard dans la matinée de demain, sans doute avant l’allocution présidentielle.

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