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Terre : « On est vraiment des animaux terrestres », Thomas Pesquet s’exprime pour la première fois depuis son retour sur la planète

Photo : Le spationaute français Thomas Pesquet, ce mardi 9 novembre


Le spationaute français Thomas Pesquet a atterri en bonne forme hier, mardi 9 novembre, dans la soirée à Cologne en Allemagne, quelques heures après son amerrissage réussi au large des côtes de Floride, qui a clôt sa deuxième mission de Crew-2 en orbite. « Ça va très bien! J’ai eu quelques heures pour me remettre de l’amerrissage qui s’est très bien passé. », a déclaré Thomas Pesquet à la presse sur le tarmac de l’aéroport de Cologne, en Allemagne, avant de rejoindre le Centre Européen des Astronautes où l’attendent trois semaines de réadaptation à la gravité terrestre. Au terme d’un vol de plusieurs heures depuis les États-Unis, Thomas Pesquet est sorti en marchant, sans assistance, de l’avion médicalisé affrété par l’Armée française. Il est apparu tout sourire, applaudi par quelques fans.

« Là, je ne pourrai pas courir un 100 mètres. »

Thomas Pesquet

Il se sent néanmoins « encore un peu lourd » après un séjour de six mois en apesanteur. « Là, je ne pourrai pas courir un 100 mètres. », a confié Thomas Pesquet. Pour l’astronaute de 43 ans, qui vient de terminer la deuxième mission (Crew-2) de sa carrière, le retour a été « moins dur » que la première fois, en 2017 dans les steppes du Kazakhstan. « Je suis plus en forme qu’à la même étape il y a 4 ans. », a confié Thomas Pesquet, pour qui l’amerrissage était une première. « On se réhabitue très vite à la gravité, on est vraiment des animaux terrestres faits pour vivre ici. », a observé celui qui vient de passer 199 jours en apesanteur.

« L’amerrissage est différent »

Thomas Pesquet

Rappelons qu’avec ses autres co-équipiers de la Station Spatiale Internationale (SSI), il avait amerri ce mardi à l’aube au large des côtés de Floride, à bord de la capsule Dragon de SpaceX. « L’amerrissage est différent, on en a un peu plus profité parce qu’on avait des plus grandes vitres, on a vu les gaz ionisés par la décélération et le frottement atmosphérique, ça devenait tout rose, c’était vraiment spectaculaire. », a-t-il raconté. Ce qui l’a frappé en premier, lorsqu’il est sorti de sa capsule en mer ? « Les odeurs des personnes qui venaient nous récupérer : ils sentaient super bon la lessive et le savon, ce qui veut dire que nous on ne sentait pas forcément très bon… », a plaisanté Thomas Pesquet.

« Une bonne nuit dans un bon lit. »

Thomas Pesquet

Ses premières envies ? « Une bonne douche, des nourritures terrestres, une bonne nuit dans un bon lit. », a-t-il exprimé avant d’ajouter « des vacances. ». Il faut noter que l’astronaute devra d’abord suivre un programme de réhabilitation physique au centre de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), où il fut recruté en 2009. Ensuite, il y subira aussi des prélèvements scientifiques afin de contribuer à la collecte de données sur l’effet de la micro-gravité sur le corps humain. Et après ? L’astronaute ne cache pas ses ambitions futures pour la Lune. « C’est vrai qu’il n’y a jamais eu d’Européen, mais le plus enthousiasmant, ce ne serait pas seulement d’y retourner pour planter un drapeau, mais d’y aller pour des raisons scientifiques. », a fait savoir Thomas Pesquet.

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