Press "Enter" to skip to content

Guadeloupe : « On ne peut pas utiliser la santé des françaises et des français pour mener des combats politiques » refuse Emmanuel Macron

Photo : Le président français, Emmanuel Macron, lors de son déplacement à Amiens, ce lundi 22 novembre


Sa réaction était très attendue face à l’heure grave que traverse la Guadeloupe, un territoire d’Outre-mer français. Eh bien, c’est chose faite. Le président français, Emmanuel Macron, a brisé le silence une semaine après le début de la grève générale dans cette région française. « La Guadeloupe a droit à la quiétude », martèle Emmanuel Macron, insistant sur le fait que les soulèvements qui sont survenues sont causés par « une minorité ». C’était ce jour, lundi 22 novembre, lors de son déplacement à Amiens où le chef de l’État français a assuré la « solidarité » de la nation face à « une situation très explosive »« On ne peut pas utiliser la santé des françaises et des français pour mener des combats politiques. », a déclaré vigoureusement Emmanuel Macron. Il a appelé ses compatriotes à « ne rien céder au mensonge et à la manipulation » par certains de cette situation. « Il faut que l’ordre public soit maintenu. », a lancé le dirigeant français qui a certainement raison de réclamer l’ordre au regard des manifestations sociales, notamment liées à la contestation de l’obligation vaccinale des soignants, qui ont tourné en crise sociale sans précédente émaillées des émeutes.

« Nous avons déployé tous les moyens, tous les soutiens, les matériels, les lits quand c’était nécessaire. »

Emmanuel Macron

La population de l’île antillaise doit compter sur la mobilisation des autorités de Paris pour surmonter les difficultés. « Nous avons déployé tous les moyens, tous les soutiens, les matériels, les lits quand c’était nécessaire. », a dit Emmanuel Macron. Le locataire sortant et candidat à sa propre succession à l’Élysée l’année prochaine noté en Guadeloupe « une adhésion croissante à la vaccination », malgré l’opposition d’une « toute petite minorité ». « L’ensemble de nos ultra-marins ont compris que la vaccination était  la solution. », s’est félicité Emmanuel Macron avant de marteler que la priorité restait malgré tout d’« expliquer, expliquer, expliquer ». Le chef de l’État français est convaincu que l’adhésion sera totale. « Convaincre, convaincre, convaincre là où l’adhésion n’est pas encore totale. », a confié Emmanuel Macron. Le favori de la présidentielle française en 2022 ne compte pas jouer avec la paix sur l’île antillaise. « La Guadeloupe a droit à la quiétude. », persiste et signe Emmanuel Macron. Soulignons que depuis l’été, le taux de vaccination a progressé en Guadeloupe, avec désormais un taux de près de 90% des soignants vaccinés, et approchant 50% dans la population générale.

Couvre-feu et renforts de police

Rappelons que le 15 novembre, la Guadeloupe est plongée dans une grève générale qui s’était d’abord traduit par des blocages routiers et un piquet de grève au CHU de la région, empêchant le bon fonctionnement de l’hôpital. Mais dans la nuit de jeudi 18 à vendredi 19 novembre ont débuté des violences et des pillages. Les heurts ont forcé le gouvernement a envoyé des renforts de policiers et de gendarmes, notamment 50 membres des unités du GIGN et du Raid, tandis que le préfet a instauré un couvre-feu entre 18h00 et 5h00, jusqu’à demain, mardi 23 novembre prochain. Par ailleurs, la poursuite « des violences urbaines, exactions et autres entraves à la circulation », a conduit le rectorat à suspendre ce lundi l’accueil des élèves « dans les écoles, collèges et lycées ». Il est à préciser que le premier citoyen français était en déplacement à Amiens ce matin dans le cadre d’une rencontre avec les anciens employés de Whirlpool.

Be First to Comment

Laisser un commentaire