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France : « Sur le glyphosate, j’assume », soutient sans regret Amélie de Montchalin

Photo : La ministre française de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, Amélie de Montchalin


Elle « assume » et ne regrette pas son choix. L’ancienne ministre française de la Transformation et de la Fonction Publique, Amélie de Montchalin, désormais ministre de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires du gouvernement Borne, était au micro de France Inter, hier. Dans la matinée de ce mardi 24 mai, la jeune ministre française était interrogée sur son choix, en 2018, de voter contre un amendement qui visait à interdire le glyphosate, classé comme « cancérogène probable » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en 2021. Une décision qu’elle dit « assumer » aujourd’hui, car elle l’a fait pour « ne laisser personne sans solution »

« Je ne regrette pas une chose… »

Amélie de Montchalin

La collaboratrice directe de la Première ministre française, Élisabeth Borne, est prêt à pousser jusqu’en 2030. « Sur le glyphosate, j’assume. C’est précisément la méthode que nous voulons pousser : on agit en Européen, on agit pour ne laisser personne sans solution. Oui, on fait de la recherche, on cherche des alternatives, on fait des investissements. Le plan France 2030, il y a des investissements en milliards pour qu’on ait des nouvelles techniques, pratiques, solutions, pour que nous puissions sortir des pesticides et autres. », a justifié la ministre de la Transition écologique. Elle poursuit ainsi. « Je ne regrette pas une chose : d’avoir considéré que ce sujet était européen. À l’époque, souvenez-vous, la France s’était battue pour que le glyphosate soit au maximum autorisé pour cinq ans (ça va arriver en 2023) plutôt que pour dix ans. Oui, en tant que député, j’avais fait un choix tout à fait assumé : nous ne pouvons pas faire cavalier seul pour n’importe quel domaine que ce soit, sinon c’est notre économie, ce sont nos agriculteurs, que nous laissons dans la panade. », a en substance ajouté Amélie de Montchalin.

« Pendant des années, on a imposé à nos agriculteurs des normes qui n’étaient pas imposées ailleurs… »

Amélie de Montchalin

Le membre du premier gouvernement du quinquennat Macron 2, n’est pas allé par quatre-chemins pour faire une précision. « Pendant des années, on a imposé à nos agriculteurs des normes qui n’étaient pas imposées ailleurs. Le résultat : on a importé des produits qui n’appliquaient pas les normes, les français consommaient des choses qui contenaient des produits qui n’étaient potentiellement pas autorisés en France. », détaille Amélie de Montchalin qui étrangle la gauche. En cause, les explications de la ministre française de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires sont loin de convaincre la l’opposition française qui estime que les arguments de la ministre ne sont pas fondés et que les progrès en la matière ne sont pas visibles.

« Montchalin ment. L’interdiction du glyphosate, ça devait être tout de suite. Macron a cédé pour dans 3 ans, puis pour dans 5 ans. Et dans 5 ans, juste un réexamen de la situation. Macron ne pèse rien en Europe. »

Jean-Luc Mélenchon

À cette gauche, on voit particulièrement le leader de La France Insoumise (LFI) qui crie au mensonge. « Montchalin ment. L’interdiction du glyphosate, ça devait être tout de suite. Macron a cédé pour dans 3 ans, puis pour dans 5 ans. Et dans 5 ans, juste un réexamen de la situation. Macron ne pèse rien en Europe. », dénonce Jean-Luc Mélenchon, candidat Premier ministre NUPES. « La ministre de l’Écologie qui assume son vote contre l’interdiction du Glyphosate. On est bien là. », tweete la candidate NUPES aux législatives dans la capitale française, Paris, Sandrine Rousseau. « Mon amendement sur le glyphosate, contre lequel vous avez voté en 2018, comportait toutes les dérogations nécessaires pour ne laisser aucun agriculteur sans solution. », contre le député écolo Matthieu Orphelin.

« Pardon Amélie de Montchalin, mais le bilan de votre méthode : c’est l’inaction sur le climat comme sur le glyphosate. On consomme autant de glyphosate qu’au début du quinquennat précédent. »

Samuel Leré

Le graphique sur l’évolution des quantités de glyphosate vendues en France est brandi par une contre-attaque. « Pardon Amélie de Montchalin, mais le bilan de votre méthode : c’est l’inaction sur le climat comme sur le glyphosate. On consomme autant de glyphosate qu’au début du quinquennat précédent. », répond l’écologiste Samuel Leré.

Il faut noter qu’en 2018, onze (11) députés français, principalement LREM, avaient voté Pour et 34 Contre sur un total de 35 voix Pour et 42 Contre. La présence d’Amélie de Montchalin au Moins français de la Transition Écologique n’est pas la seule à faire grincer des dents dans le pays d’Emmanuel Macron. Le nouveau ministre français de l’Agriculture, Marc Fesneau, a, lui aussi, voté en 2018 contre l’interdiction du glyphosate. C’est également lui qui, dans un article de Challenges en 2020, avait traité les écolos et les vegan de « fous dangereux ».

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