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CEDEAO : Former mieux pour soigner mieux, l’OOAS pose les bases d’un diplôme régional unique pour infirmiers et sages-femmes

Photo : Les participants en famille, à Cotonou, lundi 23 février


Du lundi 23 au samedi 28 février, la capitale économique béninoise a accueilli un atelier régional stratégique consacré à l’harmonisation des curricula de formation spécialisée en soins infirmiers et en maïeutique dans l’espace CEDEAO. Sous l’égide de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) que dirige avec professionnalisme et rigueur Dr Melchior Athanase Joël Codjovi Aïssi, cette rencontre de Cotonou s’inscrit dans le cadre du mandat confié à l’institution par l’Assemblée des ministres de la Santé des États membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pendant six jours, experts et décideurs ont planché sur un chantier jugé prioritaire : doter la région de programmes de formation spécialisée harmonisés, conformes aux standards internationaux et adaptés aux réalités sanitaires ouest-africaines.

Un objectif clair : un référentiel commun et de haute qualité

L’objectif principal de l’atelier était d’harmoniser les curricula de formation spécialisée des infirmiers et des sages-femmes dans l’espace communautaire. Concrètement, les travaux ont porté sur l’alignement et la validation des modules de formation, ainsi que sur la finalisation d’un cadre pédagogique harmonisé couvrant les cycles de Master, de Doctorat et les programmes de Fellowship. Au-delà de la simple révision académique, il s’agissait de poser les fondements d’un référentiel régional commun, garantissant des compétences comparables d’un pays à l’autre et favorisant l’excellence dans la formation des ressources humaines en santé.

Une mobilisation régionale multisectorielle

L’atelier a réuni un large éventail d’acteurs institutionnels et académiques : représentants des ministères de l’Enseignement supérieur, membres du Conseil régional pour l’enseignement des professions de santé (RCHPE), experts du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), doyens des facultés des sciences de la santé, responsables de collèges professionnels, organes de régulation, institutions académiques, sans oublier l’équipe technique de l’OOAS et des experts régionaux. Cette diversité d’intervenants traduit la volonté d’inscrire la réforme dans une dynamique concertée, associant régulation, formation et pratique professionnelle.

Des avancées concrètes pour l’intégration régionale

À l’issue des travaux, les participants ont procédé à l’alignement et à la validation des modules spécialisés, finalisé une architecture pédagogique harmonisée et consolidé les bases d’un cadre régional commun pour la formation spécialisée en soins infirmiers et en maïeutique dans les États membres de la CEDEAO. Ces résultats constituent une avancée significative dans le processus d’harmonisation régionale. Ils devraient permettre d’améliorer la qualité des formations, de renforcer les compétences spécialisées, de faciliter la mobilité professionnelle au sein de la CEDEAO et, in fine, d’élever le niveau de la prestation des soins de santé au bénéfice des populations ouest-africaines.

Prochaines étapes : validation et mise en œuvre

Le processus est désormais engagé vers la finalisation technique des documents élaborés, leur validation institutionnelle par les instances compétentes, puis leur mise en œuvre progressive au niveau des États membres. Un mécanisme de suivi et d’évaluation continue est également prévu afin de mesurer l’impact réel de ces réformes sur les systèmes de santé. Il convient de relever qu’à travers y initiative, l’OOAS et la CEDEAO réaffirment leur engagement en faveur d’une intégration régionale fondée sur l’excellence académique, la solidarité et le renforcement durable des capacités humaines en santé.

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