Photo : Le ministre de la Santé, Prof Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin, en famille avec la délégation de l’ONG Speak Up Africa, à Cotonou, jeudi 23 avril
À quelques jours de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, samedi 25 avril dernier, le Bénin intensifie sa mobilisation contre l’une des maladies les plus persistantes du continent. Et pour cause, le jeudi 23 avril passé, à Cotonou, le ministre de la Santé, Prof Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin, a reçu en audience une délégation de l’ONG Speak Up Africa, conduite par sa Directrice exécutive, Yacine Djibo. Objectif : consolider les acquis et accélérer les actions pour éradiquer le paludisme dans le pays.
Renforcer les synergies avec les partenaires internationaux
Dans un contexte de relance des initiatives de santé publique, cette rencontre témoigne de la volonté des autorités de Porto-Novo de renforcer les synergies avec les partenaires internationaux. Le paludisme, encore endémique, demeure un enjeu sanitaire majeur nécessitant des réponses coordonnées et innovantes. La délégation comprenait également Khalilou Fadiga, Co-capitaine de l’initiative « Zéro Palu F.C ». Sa présence illustre le rôle croissant des personnalités publiques dans la sensibilisation et la mobilisation sociale autour des questions de santé.
Un arsenal d’actions pour intensifier la riposte
Au cours des échanges, plusieurs activités prévues dans le cadre de la commémoration ont été présentées. Elles incluent des campagnes de sensibilisation à grande échelle, des actions de plaidoyer ciblées et l’engagement renforcé de divers acteurs, allant des institutions publiques aux organisations de la société civile. Parmi les initiatives phares figure la publication prochaine d’un rapport stratégique consacré à la lutte contre le paludisme dans les pays francophones. Ce document est élaboré en collaboration avec le Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme, l’Alliance des leaders africains contre le paludisme et les Amis du Fonds Mondial Europe. Préfacé par le ministre Hounkpatin, ce rapport met en lumière les défis persistants : insuffisance des financements, accès inégal aux outils de prévention et de traitement, et nécessité de renforcer les interventions communautaires. Il souligne également les opportunités liées à l’innovation, à l’exploitation des données et à un engagement politique durable.
Jeunesse, innovation et terrain au cœur de la stratégie
En marge de ce lancement, des initiatives complémentaires sont annoncées, notamment des ateliers de narration impliquant des jeunes et des créateurs de contenus béninois. Des descentes sur le terrain sont également prévues pour renforcer l’impact des campagnes et rapprocher davantage les actions des communautés. Salignant les progrès du Bénin, Yacine Djibo a salué un leadership marqué par une approche multisectorielle, une implication accrue des parlementaires et une montée progressive des financements nationaux. Elle a toutefois appelé à maintenir cette dynamique, en misant notamment sur l’innovation et la mobilisation collective.
Une dynamique régionale à consolider
De son côté, le ministre Hounkpatin a réaffirmé la détermination du gouvernement à éradiquer le paludisme, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination régionale efficace. Il a mis en avant les résultats encourageants de la politique nationale de santé communautaire, qui contribue à améliorer les indicateurs sanitaires et à promouvoir des comportements favorables à la santé. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la 27e Assemblée des Ministres de la Santé de la CEDEAO sur l’élimination du paludisme, organisée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), à Freetown du 20 au 25 avril, à laquelle le Bénin a pris une part active. À l’heure où la lutte contre le paludisme exige une mobilisation sans relâche, le Bénin entend bien maintenir le cap et s’imposer comme un acteur engagé dans l’éradication de ce fléau en Afrique de l’Ouest.


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