Photo : Le paquebot Caribbean Princess, au large des Bahamas
Quelques jours seulement après l’alerte au hantavirus signalée sur un navire de croisière au large du Cap-Vert, faisant déjà trois morts, une nouvelle menace sanitaire frappe l’univers des croisières. Cette fois-ci, c’est le paquebot Caribbean Princess, actuellement au large des Bahamas, qui fait face à une importante flambée de gastro-entérite virale. Selon le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), 102 passagers et 13 membres d’équipage ont déclaré souffrir de vomissements et de diarrhées. Les autorités sanitaires américaines soupçonnent une propagation du norovirus, un agent hautement contagieux réputé pour provoquer des infections gastro-intestinales aiguës.
Plus de 3000 voyageurs présents à bord du navire
L’épidémie concerne environ 3% des 3 116 voyageurs présents à bord du navire. Face à la situation, l’équipage a immédiatement renforcé les opérations de nettoyage et de désinfection des espaces communs, tout en isolant les personnes infectées afin de limiter la propagation du virus. Le CDC précise également que des consultations ont été engagées avec les autorités sanitaires pour encadrer les procédures de désinfection et le suivi des cas signalés. Le navire devrait accoster ce lundi 11 mai, à Port Canaveral, près d’Orlando, en Floride. Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte déjà tendu pour l’industrie des croisières, récemment secouée par des informations faisant état d’une suspicion de hantavirus à bord d’un bateau naviguant au large du Cap-Vert. Même si les deux situations sont de nature différente, leur succession rapide ravive les inquiétudes autour des risques sanitaires en milieu maritime, où la promiscuité favorise la propagation accélérée des infections.
Vomissements, diarrhée et isolement
Le norovirus demeure la principale cause d’épidémies de vomissements et de diarrhées aux États-Unis. Il se transmet par contact direct avec une personne infectée, par des aliments ou boissons contaminés, mais aussi par le contact avec des surfaces souillées. Ces incidents successifs rappellent que malgré le renforcement des protocoles sanitaires depuis la pandémie de Covid-19, les paquebots restent des environnements particulièrement vulnérables aux flambées épidémiques.


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