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Cajou, karité et soja : Shadiya Alimatou Assouman soucieuse d’un cadre organisationnel et réglementaire de commercialisation des filières de rente

Photo : La ministre béninoise de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, à Cotonou, ce mardi 14 juillet


Il se tient depuis ce mardi 14 juillet, à Cotonou, la capitale économique du Bénin, un important atelier sur l’avenir commercial des filières de rente au Bénin. Valider un cadre organisationnel et réglementaire de commercialisation des noix de cajou, est bien l’objectif principal qu’il faut noter à travers la tenue de cet atelier. La cérémonie ouverture officielle des travaux de cet atelier a été présidée par la ministre béninoise de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman. Hier, il faut le rappeler, au rang des participants, notons la présence remarquable du président de l’Interprofession de la Filière Anacarde du Bénin (IFA-Bénin), Édouard Assogba. Dans la salle de conférence de Bénin Royal Hôtel de Cotonou, cadre idéal pour la tenue de cet atelier, le président de l’IFA-Bénin a salué la politique de développement de Patrice Talon sur la filière anacarde. Il a notamment mis l’accent sur le duo constitué par la ministre béninoise de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, et son collègue de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui. « Ce duo a été très bénéfique pour le Bénin et la filière anacarde. », avait affirmé Édouard Assogba.

« Les filières d’exportation et de rente comme le cajou, le karité et le soja sont d’une grande importance pour l’économie nationale. »

Shadiya Alimatou Assouman

Et la patronne du Ministère de l’Industrie et du Commerce (MIC), a rappelé indirectement l’importance de ce duo qu’apprécie Édouard Assogba. « Les filières d’exportation et de rente comme le cajou, le karité et le soja sont d’une grande importance pour l’économie nationale. », a fait savoir Shadiya Alimatou Assouman dans son discours d’ouverture des travaux. Il est nécessaire de souligner que chaque année, le gouvernement béninois fixe les conditions de déroulement des campagnes de commercialisation de ces produits. L’objectif est de garantir un revenu minimum décent aux producteurs pour s’assurer que la valeur ajoutée est répartie de manière profitable entre ces différents acteurs impliqués. Mais le constat est que, au fil des années, ces derniers se heurtent à des difficultés liées de toute sorte. Il s’agit notamment de l’approvisionnement des usines, de la transformation, de la commercialisation, du financement et bien évidemment l’objectif de l’assise de Cotonou, à savoir l’absence d’un cadre organisationnel et réglementaire. Faut-il encore relever que ces difficultés constituent un obstacle pour le développement économique des filières de rente au Bénin. Lequel développement est basé su, la définition claire du rôle et de la qualité professionnelle des acteurs des filières, la maîtrise les fluctuations des prix pour sécuriser les revenus de ces acteurs, la prévention des fraudes dans les transactions qui engendrent des manques à gagner à certains acteurs et à l’État, et enfin la disposition des statistiques fiables relatives au commerce de ces produits pour des prises de décision.

«…Aboutir à un modèle de commercialisation et un cadre réglementaire qui répondent aux spécificités de chacune des filières cajou, karité et de soja. »

Shadiya Alimatou Assouman

Indiquons que grâce à la collaboration du patron du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP) avec les acteurs de la filière cajou et les partenaires techniques, les recherches de solution pour sauter ces obstacles ont été jusqu’au-delà des frontières béninoises. En effet, cette collaboration a permis d’effectuer une visite d’échange d’expérience en Tanzanie et au Mozambique. Le but : comprendre leurs modèles de commercialisation de l’anacarde et également, de l’adapter et de prendre des décisions plus proches, plus réalistes pour l’épanouissement des filières béninoises. « Je sais compter sur vos expériences éprouvées dans ces filières afin de nous apporter des contributions qui permettront véritablement d’adapter les réalités du Bénin aux documents qui vous seront soumis et d’aboutir à un modèle de commercialisation et un cadre réglementaire qui répondent aux spécificités de chacune des filières cajou, karité et de soja. », a confié Shadiya Alimatou Assouman. Il convient de noter qu’à la fin de cet atelier, le vendredi 17 juillet prochain, le chef de l’État béninois Patrice Talon, est appelé à prendre les décisions pour l’épanouissement de ces filières agricoles. Mais en attendant, le locataire du Palais de la Marina a les yeux rivés sur Bénin Royal Hôtel de Cotonou pour recevoir des mains de sa ministre de l’Industrie et du Commerce, le fruit des réflexions issues de cet atelier.

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