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Sommet Finance en Commun : La BOAD, désormais membre de la Coalition du sport au service du développement

Photo : Le président de la BOAD, Serge Ekué


C’est officiel. La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) va collaborer étroitement avec le monde du sport à travers la « Coalition du sport au service du développement » dont elle est désormais membre. C’était mercredi 11 novembre, à Paris, en France où la coalition a été lancée lors du Sommet Finance en Commun par les Banques Publiques de Développement (BPD). Il faut dire qu’au sein de cette coalition, les membres s’engagent à renforcer leurs ressources financières, leurs investissements et leur expertise pour construire ensemble un monde durable. Ceci en accord bien sûr avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Dans cette coalition, l’institution financière sous-régionale que dirige le béninois Serge Ekué, va collaborer avec d’autres grandes institutions financières du monde. Il s’agit notamment de l’Agence Française de Développement (AFD), de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), de l’Association des Institutions Financières nationales de Développement (IFD) des pays membres de la Banque Islamique de Développement (ADFIMI), de l’Association latino-américaine des Institutions Financières de Développement (ALIDE), de la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KFW), et de la Vnesheconombank (VEB.RF). Comme on peut le lire, le Comité International Olympique (CIO), le Comité International Paralympique (CIP), le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et paralympiques de Paris 2024 (Paris 2024), l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), l’Agence Allemande de Coopération Internationale au Développement (GIZ) et le Réseau Européen du Sport Universitaire (ENAS) sont des partenaires du monde du sport et du développement qui font partie de la coalition et qui la soutiennent. Il faut souligner que pour atteindre l’objectif : promouvoir le sport et sa valeur pour la création d’impacts sociaux positifs, la coalition entend s’appuie sur le pouvoir de communication des personnalités du sport, notamment lors des grands événements sportifs internationaux, et sur les ressources financières des BPD, qui représentent 10 % des investissements mondiaux.

Le sport, un levier puissant pour le développement humain et durable

Selon les membres de la coalition, le sport est un levier puissant non seulement pour le développement humain et durable, mais aussi et surtout fournit un cadre d’action dans des domaines essentiels à la réalisation des ODD. Faut-il reconnaître que ce levier est sous-utilisé. Comme domaines touchant les projets des ODD où la coalition attendue, on peut citer :

  • Éducation : l’éducation par le sport contribue au développement individuel et collectif par un effet domino et permet aux gens d’apprendre à vivre en paix avec d’autres communautés.
  • Santé : le sport contribue à la prévention des maladies chroniques et favorise le bien-être physique et mental.
  • Égalité entre hommes et femmes : le sport contribue à l’autonomisation des filles et des femmes et à la lutte contre les stéréotypes sexistes.
  • Compétences professionnelles et emploi : le sport permet de réengager les populations sans emplois et exclues du système et contribue à développer et à promouvoir de nombreuses compétences professionnelles.
  • Paix : en rassemblant les nations dans le cadre des compétitions internationales, le sport contribue à renforcer la tolérance et l’amitié entre les peuples.
  • Transition écologique : le sport favorise des modes de vie plus durables.

La concrétisation de ces projets ou l’atteinte de ces objectifs, a amené les membres de la coalition de s’engager sur quatre gros points. Primo, à s’aligner sur une vision et des principes communs sur le pouvoir social et environnemental du sport. Deuzio, intensifier les effets positifs sur les plans humain, social, économique et environnemental du monde du sport et du développement. Tertio, soutenir les projets qui font du sport un outil de développement humain et durable aux niveaux national et régional et enfin quarto, créer un héritage social et environnemental positif et contribuer à la paix et à la solidarité, notamment par le biais de grands événements sportifs internationaux.

Une feuille de route

Dans le but de réaliser ces engagements, la coalition mettra en place dans les prochains mois, un groupe de travail pour élaborer une feuille de route. Il faut indiquer que la « Coalition du sport au service du développement » tiendra ses réunions une fois par an. Ainsi, en août 2021, la prochaine réunion aura lieu à Tokyo, au Japon. Ce sera à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques de 2021 et sera un espace de dialogue entre les partenaires dans la mise en œuvre des engagements pour un monde durable. Il faut signaler que l’objectif qui sous-tend la plateforme Sport en Commun, premier produit de la coalition, est de mettre en relation les acteurs du sport et du développement. Les solutions et les services offerts par la plateforme seront le vecteur de la réalisation de ces engagements. Elle va également sceller le rapprochement entre ces acteurs pour porter ensemble l’espoir d’un monde commun sous la bannière des Objectifs de Développement Durable (ODD). Ce qui affiche déjà la joie du Directeur Général de l’AFD, président du Sommet de la Finance en Commun et également président de l’IDFC. « Je me réjouis de cette coalition sans précédent entre le monde du sport et celui du développement. », a exprimé Rémy Rioux.

« Je vous donne rendez-vous dans moins d’un an, à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, où les acteurs du financement du sport et du développement feront un premier bilan d’une collaboration que je suis fier de lancer. »

Rémy Rioux

Mais le français reconnaît que le sport ne serait pas un excellent levier de développement sans la mobilisation de toutes les parties prenantes. « Pour y parvenir et démontrer que le sport est un excellent levier de développement, la mobilisation collective des banques publiques de développement, réunies pour la première fois aujourd’hui dans le cadre du Sommet Finance en Commun, sera décisive. », a soutenu Rémy Rioux. Ce dernier attend d’ailleurs les acteurs à un grand rendez-vous du premier bilan de leurs actions. « Je vous donne rendez-vous dans moins d’un an, à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, où les acteurs du financement du sport et du développement feront un premier bilan d’une collaboration que je suis fier de lancer. », a confié Rémy Rioux. Les premiers concernés de ce rendez-vous sont d’ores et déjà prêts à l’image du président de Paris 2024. « À Paris 2024, nous sommes convaincus que le sport change des vies. Ce qui est vrai au niveau individuel l’est tout autant lorsqu’il s’agit de répondre aux grands défis de notre temps : pour faire progresser la santé, l’éducation, l’égalité et la paix, dans tous les pays du monde, le sport apporte des solutions. », a déclaré Tony Estanguet. « À l’approche des Jeux olympiques et paralympiques de Paris de 2024, nous sommes déterminés à renforcer le rôle du sport au service du développement durable. C’est l’objet de notre collaboration avec l’AFD. Plus de sport, plus d’impact ! », a-t-il ajouté.

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