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Élections professionnelles nationales : Adidjatou Mathys jette la lumière sur un processus rassurant, moderne et transparent

Photo : La ministre béninoise du Travail et de la Fonction Publique, Adidjatou Mathys, à Cotonou, ce jeudi 21 janvier


Le dimanche 24 janvier prochain, les travailleurs des secteurs public et privé sont appelés aux urnes pour la troisième édition des élections professionnelles nationales au Bénin. À cet effet, en sa qualité de la présidente du Comité Électoral National (CEN), la ministre béninoise du Travail et de la Fonction Publique, Adidjatou Mathys, était face à la presse béninoise. C’était ce jeudi 21 janvier à travers un point de presse animé au siège du Ministère du Travail et de la Fonction Publique (MTFP) sis dans la Tour Administrative, à Cotonou, la capitale économique du Bénin. Du début jusqu’à la fin de son point de presse, l’employeur des Agents Permanents de l’État béninois, est resté collé aux textes de la République. « La loi N° 98-004 du 27 janvier 1998 portant Code du Travail en République du Bénin dispose en son article 83, alinéa 3 [… Le caractère représentatif des organisations syndicales est déterminé par les résultats des élections professionnelles…]. », a d’entrée fait savoir Adidjatou Mathys. Par respect donc à ces dispositions, il faut souligner l’organisation en 2001 de la première édition et en 2006 de la deuxième édition des élections professionnelles nationales au Bénin.

Heureusement la Rupture

Mais sous le gouvernement précédent de l’ancien chef de l’État béninois, Thomas Boni Yayi (2006-2016), la mal gouvernance renforcée par le non-respect des textes de la République a conduit la troisième édition des élections professionnelles nationales qui devrait se tenir en 2010, dans une léthargie totale. Heureusement l’avènement de la Rupture en 2016. « Pour sortir notre pays de cette léthargie, le gouvernement du président Patrice Talon a fait adopter par le Conseil des Ministres, en sa séance du 23 septembre 2020, deux (02) projets de décrets dont l’un, portant différentes formes d’organisations syndicales de travailleurs et critères de leur représentativité en République du Bénin et l’autre, portant modalités d’organisation des élections professionnelles en République du Bénin. », a soutenu celle qui conduit la modernisation de l’administration publique béninoise.  C’est ainsi que l’organisation des élections professionnelles nationales est assurée par le MTFP. Ce qui explique la mise en place des instances tripartites à cet effet toujours dans le respect des textes de la République. « Conformément aux dispositions du décret visé supra, il a été mis en place, un Comité Électoral National (CEN) et des comités électoraux départementaux qui sont des instances tripartites (employeurs, organisations syndicales, État, et dont la mission essentielle est l’organisation pratique desdites élections. Le ministre chargé du Travail est la présidente du Comité Électoral National (CEN). », a soutenu Adidjatou Mathys.

Vote électronique, le maintien de la modernisation

À en croire celle qui concrétise les réformes du gouvernement du président Patrice Talon dans la fonction publique béninoise, il n’est pas question de ne pas maintenir le vote électronique qui a déjà été parfaitement expérimenté lors de la dernière élection des élus consulaires à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB). « Prenant exemple de l’organisation réussie par vote électronique de la dernière élection des élus consulaires à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB), ce même procédé de vote a été retenu pour les élections professionnelles nationales. », a explique la patronne du MTFP. « Cette option du vote électronique a été prise pour la modernisation, Ia transparence et la réduction du coût desdites élections. », a-t-elle expliqué. Mais quel est l’opérateur disposant du système et comment a-t-il été choisi ? « À l’issue d’une consultation pour le choix d’un opérateur disposant d’un système de vote électronique, la société CYBERNETICA basée en Estonie a été retenue avec l’appui des services techniques du Ministère du Numérique et de la Digitalisation, de l’Agence des Seruices et Systèmes d’Information (ASSI) et de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), puisque offrant les meilleures conditions de qualité et de coûts. », a détaillé Adidjatou Mathys. « De plus, elle dispose d’une expérience avérée en matière de vote électronique. », a-t-elle ajouté tout en notant que « le vote électronique s’opérera à travers une plateforme qui offre des garanties sécuritaires liées aux différentes étapes d’un processus de vote. ».

Obtenir le maximum de listes des travailleurs

De ce point de presse, l’opinion publique doit retenir que le délai de transmission des listes qui a été maintes fois prorogé avait pour but d’obtenir le maximum de listes des travailleurs. À cet effet, un mémorandum en deux (02) grands points a été signé avec la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) en vue de :

  • l’apurement et la compilation des listes transmises par le Comité Électoral National (CEN). La liste globale élaborée par la CENA sera affichée et publiée après sa validation par les membres du CEN ; et enfin
  • l’enregistrement et l’établissement de la liste des centrales et confédérations syndicales de travailleurs candidates.

Des explications de la ministre béninoise du Travail et de la Fonction Publique, il est à noter que huit (08) organisations syndicales ont été retenues à l’issue du dépouillement des dossiers de candidatures des centrales et confédérations syndicales des travailleurs reçus par la CENA, pour prendre part à la troisième édition des élections professionnelles nationales. Il s’agit de :

  1. Ia Centrale Syndicale des Travailleurs Debout (CSTD) ;
  2. la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin) ;
  3. la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB) ;
  4. la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (COSI-Bénin) ;
  5. la Confédération Générale des Travailleurs du Bénin (CGTB) ;
  6. l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (UNSTB) ;
  7. la Centrale des Syndicats des Secteurs Privé, Parapublic et Informel du Bénin (CSPIB) ; et enfin
  8. la Centrale des Syndicats Unis du Bénin (CSUB).

«  Je leur demande de ne pas se laisser distraire par ceux qui, sans la moindre preuve, crient à la fraude et à la programmation de la désignation par le gouvernement, des représentants des organisations syndicales. »

Adidjatou Mathys

À la fin de son point de presse, la présidente du Comité Électorale Nationale (CEN) exprimé toute sa gratitude à l’endroit de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral pour « leur abnégation » et « leur engagement » à faire de cette troisième édition des élections professionnelles nationales, une réussite. Elle n’a pas oublié de leur lancer un appel. « Je voudrais par ailleurs inviter les travailleurs des secteurs public et privé à garder leur sérénité et à effectuer leur vote le dimanche 24 janvier 2021. », a dit Adidjatou Mathys. «  Je leur demande de ne pas se laisser distraire par ceux qui, sans la moindre preuve, crient à la fraude et à la programmation de la désignation par le gouvernement, des représentants des organisations syndicales. », a-t-elle recommandé avant de les rassurer. « Je voudrais les rassurer que le processus mis en route dans le cadre des présentes élections professionnelles nationales est un processus rassurant, moderne et transparent. », a partagé la N°1 du MTFP. « Enfin, à toutes les centrales et confédérations syndicales candidates aux présentes élections, je souhaite une bonne chance. », a émis Adidjatou Mathys. Il convient de relever que la campagne électorale, démarré depuis quelques jours, prend fin ce vendredi 22 janvier à minuit. Le scrutin s’ouvre le dimanche 24 janvier de 00 heure à minuit.

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