Press "Enter" to skip to content

France : EDF met fin à cette pratique controversée

Photo : Illustration


Tout comme au Bénin où l’ancien sociétaire de l’Énergie de France (EDF), Dona Jean-Claude Houssou, écrit l’histoire de l’énergie béninoise (inexistante depuis 1960) aux côtés du président Patrice Talon, la coupure d’électricité en cas d’impayés est aussi une pratique en Europe. En France, c’est le cas, mais cette pratique controversée vient d’être conjuguée au passé. En effet, ce vendredi 12 novembre, l’EDF a décidé de mettre fin aux coupures d’électricité pour cause d’impayés, une règle qui s’appliquait jusqu’alors à quelque 200.000 à 300.000 foyers chaque année. Il faut rappeler qu’auparavant, la mesure n’était suspendue que durant la trêve hivernale, soit du 1er novembre au 31 mars, lorsque les températures sont trop basses. « Il sera désormais systématiquement appliqué une limitation de puissance minimale garantie à 1 kilovoltampère (kVA, soit l’équivalent de 1000 watts) tout au long de l’année plutôt qu’une coupure. », explique le Directeur du pôle Clients, Services et Territoires d’EDF, Marc Benayoun. « Une puissance qui permet aux foyers de conserver les usages essentiels : l’éclairage, la recharge des téléphones, un chauffe-eau, une machine à laver, Internet ou encore un petit réfrigérateur. », explique encore le cadre de l’entreprise. En revanche, concède-t-il lui-même, « cela n’est pas suffisant pour faire fonctionner le chauffage dans un logement ».

« Nous nous sommes rendu compte qu’on arrivait à des résultats pratiquement aussi bons, en termes de régularisation des situations et de remboursement des dettes, en utilisant d’autres moyens. Et notamment la limitation de puissance. »

Marc Benayoun

Avec cette décision, EDF va donc au-delà de ce que requiert la législation en vigueur depuis 2008, qui autorise (hors de la période de trêve hivernale donc) à couper l’électricité ou le gaz (mais pas l’eau) durant sept mois de l’année si les factures ne sont pas réglées. Et il y a une raison économique à cela, comme l’explique encore le Directeur du pôle Clients, Services et Territoires d’EDF. « Nous nous sommes rendu compte qu’on arrivait à des résultats pratiquement aussi bons, en termes de régularisation des situations et de remboursement des dettes, en utilisant d’autres moyens. Et notamment la limitation de puissance. », soutient Marc Benayoun. Une mesure qui ne devrait toutefois pas améliorer la situation de millions de français en situation de précarité. En 2021, il est à noter que, selon le Médiateur de l’énergie, un français sur cinq a en effet déclaré avoir souffert du froid dans son logement. Et près des deux tiers ont assuré avoir réduit le chauffage chez eux pour ne pas trop alourdir leur facture énergétique. Il convient de relever que dans le code de l’énergie français, l’électricité est pourtant reconnue comme un « bien de première nécessité ». Les compatriotes d’Emmanuel Macron sont donc appelés à également mettre fin à leur mauvais comportement énergétique.

Be First to Comment

Laisser un commentaire