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France : Emmanuel Macron tourne dos à la retraite à points, Elysabeth Borne confirme

Photo : Le président français, Emmanuel Macron, et la ministre française du Travail, Elysabeth Borne, lors d’un déplacement au château de Chambord en juillet 2020


Lors de sa dernière adresse aux français, le président français, Emmanuel Macron, a estimé que les conditions ne sont pas réunies pour relancer ce chantier de la réforme des retraites, qu’il a repoussée à 2022, au début d’un éventuel 2ème quinquennat. Au bout d’une semaine après cette allocution, « la retraite à points n’est plus envisagée » par le locataire sortant et candidat à sa propre succession à l’Élysée. Ce ne sont pas la rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE » ici à Porto-Novo qui le disent. C’est bien la ministre française du Travail qui le confirme depuis Paris. À en croire la collaboratrice du chef de l’État français, ce dimanche 14 novembre, le système d’une retraite par points a pu créer de l’inquiétude et il est peut-être préférable de faire la réforme différemment. « Le système à points n’a pas forcément été très simple, effectivement il a pu créer de l’inquiétude. », a déclaré Elysabeth Borne sur le plateau de BFMTV, confirmant ainsi indirectement qu’Emmanuel Macron ne l’envisageait plus pour un deuxième quinquennat.

« Le système par point, c’est effectivement une façon de s’assurer qu’on prend en compte l’ensemble de la durée d’activité. Il y a d’autres façons de le faire et peut-être que c’est préférable. »

Elysabeth Borne

Le gouvernement français ne veut laisser aucune heure d’activité. « Le système par point, c’est effectivement une façon de s’assurer qu’on prend en compte l’ensemble de la durée d’activité. Il y a d’autres façons de le faire et peut-être que c’est préférable. », a reconnu Elysabeth Borne. Rappelons que dans son allocution du mardi 9 novembre, Emmanuel Macron n’a pas non plus évoqué l’instauration d’un système à points, thème clé de son projet de réforme de 2017. Il s’agit désormais, selon le seul favori de la présidentielle de 2022, de « repousser l’âge légal », « supprimer les régimes spéciaux en harmonisant les règles entre public et privé », « d’encourager le travail au-delà de l’âge légal » et de « faire en sorte qu’au terme d’une carrière complète, aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros ». Il convient de relever que dans le système de retraite universel voté en première lecture par l’Assemblée nationale française avant la crise du Coronavirus, le montant de la retraite devait dépendre d’un nombre de points accumulés tout au long de la carrière professionnelle et non plus de la durée de cotisation (en trimestres) et du salaire de référence (25 meilleures années dans le privé, 6 derniers mois dans le public). Il faut noter que le système à points était soutenu par la CFDT mais critiqué par les autres syndicats.

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