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États-Unis : Joe Biden signe enfin son gigantesque plan à 1200 milliards pour les infrastructures, voici sa promesse

Photo : Le président américain Joe Biden apposant sa signature, à Washington, ce lundi 15 novembre


« Voilà mon message aux américains : l’Amérique va de nouveau aller de l’avant et votre vie va changer pour le meilleur. »

Joe Biden

Il est 21h à Washington, 03h ici à Porto-Novo précisément à la rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE » où cet article est produit. Une cérémonie de signature en grande pompe : des centaines d’invités, une fanfare au grand complet et des drapeaux à foison dans les jardins de la Maison Blanche. Tout est clair, le président américain Joe Biden a apposé ce lundi 15 novembre sa signature sous un gigantesque plan d’infrastructures, une rare éclaircie pour un président impopulaire. « Voilà mon message aux américains : l’Amérique va de nouveau aller de l’avant et votre vie va changer pour le meilleur. », a déclaré Joe Biden, visiblement ragaillardi. Joe Biden, confronté à de mauvaises nouvelles économiques et de désastreux sondages, voulait que cette cérémonie en grande pompe illustre sa vision d’une Amérique capable de consensus, d’une terre de « possibilités ». La loi, péniblement votée il y a une dizaine de jours par la Chambre des représentants, se dote d’un budget de 1200 milliards de dollars. Dans ce gigantesque plan l’administration Biden a prévu la construction, la modernisation ou l’entretien de milliers de kilomètres de routes, des ponts, des barrages, des écluses sur les fleuves et les canaux, ainsi que la construction de pistes cyclables ou voies piétonnes et des investissements dans des projets aéroportuaires.

Milliers de kilomètres de nouvelles lignes électriques

Le transport ferroviaire de voyageurs sera modernisé, avec la création de nouvelles liaisons entre villes, notamment en train à grande vitesse. L’accès à l’internet à haut débit, très cher aux États-Unis, sera étendu dans les zones « blanches » rurales et de nouvelles régulations pour faire baisser les prix ou aider les familles qui n’en ont pas les moyens sont prévues. Des milliers de kilomètres de nouvelles lignes électriques seront aussi construites, avec une énergie produite à partir de sources renouvelables. Des investissements sont aussi prévus dans la recherche sur les nouvelles technologies: capture du CO2, « hydrogène propre » et énergie nucléaire. Un volet sur la dépollution des zones contenant des déchets toxiques, des terrains miniers abandonnés et des puits de gaz qui n’ont pas été bouchés, ainsi que le remplacement des conduites d’eau qui comportent du plomb est également à l’ordre du jour. Le plan financera des mesures pour atténuer l’impact du changement climatique, en améliorant l’adaptation des populations aux catastrophes naturelles (incendies, inondations, ouragans). Les fameux bus scolaires jaunes passeront au zéro-émission et un réseau national de bornes de rechargement sera développé pour stimuler le marché des véhicules électriques. Enfin, des mesures concernent la lutte contre les cyberattaques, qui ont récemment visé la distribution de carburant.

Malgré ses projets, Biden n’atteint pas 50% de cote de confiance

Le tout, selon Joe Biden, mettra l’Amérique en position de « gagner la compétition » face à la Chine (le président américain et son homologue chinois Xi Jinping avaient d’ailleurs, lundi en soirée, à l’heure de Washington, une réunion virtuelle). Le texte a récolté des voix de l’opposition républicaine, au grand dam de Donald Trump, le milliardaire voulait lui aussi lancer un grand programme d’infrastructures, qui n’a jamais vu le jour. L’ancien président a fustigé les 13 élus républicains qui ont voté en faveur du texte à la Chambre des représentants. Si les projets de Joe Biden sont populaires auprès des américains, sa cote de confiance ne cesse de baisser depuis le retrait chaotique d’Afghanistan cet été. La dernière enquête d’opinion du Washington Post et de la chaîne ABC, publiée dimanche 14 novembre, établit la cote de confiance du président américain à 41%. Seulement 39% des américains approuvent sa politique économique, et ils sont 70% à juger que la situation économique aux États-Unis est mauvaise.

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