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Guinée : Conakry à l’école de Porto-Novo, créée CRIEF ! Alpha Condé premier accusé à la barre ?

Photo : Le président guinéen, Col Mamadi Doumbouya, sous escorte à Conakry


Les réformes courageuses entamées par le chef de la Rupture au Bénin, le président Patrice Talon, sont très suivies au-delà des frontières du pays. Celles dans le secteur judiciaire qui a connu la création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), fait école en Afrique. C’est le cas de la Guinée, en Afrique de l’Ouest. Les autorités militaires au pouvoir affichent doucement, mais méthodiquement leurs objectifs de délivrer le pays des mauvaises pratiques d’hier. Ils finiront sûrement par mettre la Guinée sur les rails du Nouveau Départ de son développement durable comme le locataire du Palais de la Marina, à Cotonou, la capitale économique du Bénin. Inutile de rappeler que le président béninois Patrice Talon, de ses réformes judiciaires, est née la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), basée à Porto-Novo. Conakry vient de mettre pied à cette école de la capitale béninoise et se dote de la Cour de Répression des Crimes Économiques et Financières (CRIEF). Elle se veut être une arme judiciaire permettant à la Guinée de lutter efficacement contre la délinquance financière, notamment les détournements de deniers publics longtemps entretenus par les précédents dirigeants jusqu’à Alpha Condé, déchu par la junte.

« Les détournements des deniers publics, ces infractions économiques et financières sont de la compétence de la CRIEF. »

Fatoumata Yarie Soumah

Cette CRIEF va donc permettre à ce pays riche en ressources, mais parmi les plus pauvres, en termes de revenus par habitant, de jouir pleinement de sa richesse. Selon les autorités judiciaires de Conakry, la CRIEF est une justice pénale, au premier et au deuxième degré. Sa vocation est de connaître des infractions économiques et financières. « Les détournements des deniers publics, ces infractions économiques et financières sont de la compétence de la CRIEF. », soutient la Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. « Ce sont les infractions égales ou supérieures à un milliard [de francs guinéens]. », précise la notaire, à l’appréciation de la classe politique. « Cette juridiction peut épingler tout citoyen guinéen parce que justement personne n’est au-dessus de la loi. », indique Ousmane Kaba« Je pense que chacun d’entre nous, toutes les personnes qui occupent des charges publiques sont redevables. Tout le monde doit rendre compte au pays de sa gestion. », opine le leader politique.

« C’est un début de contrôle et de moralisation de la gestion publique, gage d’une prospérité partagée. »

Sidya Touré

Une opinion presque partagée par l’opposition. « C’est un début de contrôle et de moralisation de la gestion publique, gage d’une prospérité partagée. », assure Sidya Touré. Dans le rang des acteurs judiciaires, au barreau guinéen, on rejoint la qui voient dans la création de la CRIEF, une rupture opérée par le CNRD. « La création de cette Cour marque la volonté de ne pas laisser impunis les scandales économiques que la presse rapporte tous les jours. », estime Me Mohamed Traoré« Le président Alpha Condé n’a pas eu cette volonté de lutter contre les infractions économiques. Il en fait plutôt un moyen de chantage sur des adversaires, sur des agents de l’État. », affirme l’avocat guinéen. Sa tutelle lui donne acte. « La CRIEF va également connaître des questions sur la corruption, sur le blanchiment de capitaux, des infractions concernant le droit des affaires. », détaille la ministre Fatoumata Yarie Soumah. Reste à savoir si ce serait l’ex-président guinéen déchu, Prof Alpha Condé, qui sera le tout premier accusé à la barre de la CRIEF. Wait and see !

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