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Cameroun : Eto’o vs Njoya à la présidence de la Fécafoot, ça se joue ce samedi 11 décembre

Photo : Les candidats Samuel Eto’o Fils et Séidou Mbombo Njoya


C’est aujourd’hui. Le nouveau départ de l’instance dirigeante du football camerounais commence ce samedi 11 décembre. Mais qui va garder le volant ? C’est à cette question que vont répondre ce jour, les 76 délégués de la Fédération Camerounaise de Football (FéCaFoot). Ces grands acteurs privilégiés du football camerounais vont élire ce week-end, le président de la FéCaFoot. Cette élection doit départager six (06) candidats dont le grand favori, le champion d’Afrique (2000 et 2002) et ancien capitaine des Lions Indomptables du Cameroun, Samuel Eto’o Fils en face principalement de celui qu’il avait soutenu pour la dernière élection, à savoir le président par intérim sortant, Séidou Mbombo Njoya. « Je serai le prochain président de la fédération malgré toutes les tricheries. », avait lancé Samuel Eto’o Fils le jour du dépôt officiel de sa candidature, mercredi 17 novembre, à Yaoundé. Le principal enjeu de l’élection est la sortie de l’instance faîtière du football camerounais de la crise dans laquelle elle est plongée depuis 2009. Inutile de rappeler que cette crise est marquée par la mise sous tutelle de la maison du football camerounais par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) à deux reprises et l’annulation de l’élection de deux présidents par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

« Nous ne voulons plus d’un président imposé par la FIFA, la CAF et le gouvernement. »

Abdouraman Babba Hamadou

À l’heure précise, ils sont deux comités exécutifs en concurrence à la FéCaFoot. Le premier, soutenu par la CAF, la FIFA et le gouvernement camerounais, est dirigé par le président par intérim sortant, Séidou Mbombo Njoya. Le second appelé « comité exécutif provisoire » composé par des délégués de l’Assemblée Générale (AG) de 2009 est dirigé par Albert Mbida, un sénateur du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti qui maintient Paul Biya à la tête du Cameroun depuis plus de trois décennies. Ce comité s’appuie sur plusieurs décisions favorables du TAS qui reconnaît comme seule Assemblée générale légitime, celle de 2009. Un membre du comité dirigé par Albert Mbida, souligne la résistance à l’ingérence de la FIFA, de la CAF et du gouvernement dans la gestion du football camerounais. « Nous ne voulons plus d’un président imposé par la FIFA, la CAF et le gouvernement. », rejette Abdouraman Babba Hamadou, auteur de plusieurs plaintes déposées au TAS. Il convient de noter que pour être élu président de la FéCaFoot, le vainqueur devra obtenir au moins 39 voix sur les 76 votants. Le futur président aura un mandat de 4 ans sans compter bien évidemment sur une énième décision du TAS pour suspendre ou annuler le processus en cours et afficher la prolongation de la crise « fécafootienne ».

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