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Crise post-électorale : tout projet du chef de l’État béninois, Patrice Talon de rencontrer l’opposition est qualifié de « manœuvres dilatoires » par l’USL

(Photo : Donklam Abalo, membre du bureau politique, porte-parole et chargé de la communication du parti USL)

Le Bénin vit depuis le lendemain du scrutin législatif du dimanche 28 avril dernier marqué par l’absence de l’opposition, une crise post-électorale sans précédent. Après la sortie médiatique des anciens présidents de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo et Thomas Boni Yayi, le lundi 29 avril, appelant le chef de l’État béninois, Patrice Talon à annuler le scrutin, l’atmosphère a changé dans les rues de Cotonou, capitale économique du Bénin. Ce jeudi 2 mai, le quartier Cadjèhoun où habite l’ex-chef de l’État Thomas Boni Yayi, à Cotonou, s’est une fois encore réveillé sous hautes tensions. Les partisans de l’homme qui a présidé aux destinées de la nation béninoise pendant dix (10) ans, ont pris d’assaut les rues d’accès au domicile de Boni Yayi.

Prêts à en découdre avec les forces de l’ordre fortement renforcés, les émeutes ont éclatés et beaucoup de dégâts matériels sont enregistrés. Il faut rappeler que la veille, les informations qui ont circulé sur les réseaux sociaux faisant état d’une tentative d’arrestation de l’ex-chef de l’État Thomas Boni Yayi, ont fait converger une marée humaine au domicile de cet ancien dirigeant. Prenant également ses dispositions suite à ces informations qui ne sont qu’en réalité des « fake news », selon le démenti du ministre de l’intérieur du Bénin, Sacca Lafia avant la fin de la journée, la Police Républicaine a été déployée au quartier Cadjèhoun et autour du domicile de l’ex-chef de l’État Thomas Boni Yayi pour assurer non seulement la sécurité mais et surtout pour « contenir le mouvement qui se préparait, notre devoir, le devoir de la police étant aussi d’empêcher des troubles à l’ordre public », avait déclaré le ministre de l’Intérieur ce mercredi. « Nous avons appris qu’un attroupement se formait à Cadjèhoun en vue d’un mouvement de foule à travers la ville de Cotonou. Aucune manifestation de rue n’a été déclarée, nous avons envoyé des éléments sur le terrain », avait expliqué Sacca Lafia. Vu la tension ce jeudi, la sécurité a été plus renforcé » dans le périmètre de la Marina.

« Ah. C’est lui le garant de l’intégrité du territoire. C’est lui le père de la Nation. Et quand la nation est en danger, c’est à lui de parler. »

Selon certaines sources dans le rang des acteurs politiques, une rencontre du chef de l’État béninois, Patrice Talon avec les ténors de la classe politique de l’opposition béninoise serait en vue ce jeudi. Une telle rencontre, si elle était vraiment en projet, serait-elle une voie de solutions à la crise post-électorale que traverse le pays depuis 72h ? Difficile de répondre à la rédaction de differenceinfobenin.com du groupe de presse DIFFÉRENCE. Pour un parti de l’opposition, cette rencontre est qualifiée de « manœuvres dilatoires ». Et pourquoi ? Le porte-parole et chargé de la communication du parti Union Sociale Libérale (USL) fondé par le roi de la volaille au Bénin, l’homme d’affaire et homme politique béninois Sébastien Ajavon, troisièmement (3ème) derrière Lionel Zinsou (ex-premier ministre et candidat du gouvernement sortant) et Patrice Talon (actuel chef de l’État béninois) lors de la dernière présidentielle en 2016, sa toute première candidature à une élection présidentielle au Bénin, et en exil politique depuis sa condamnation à 20 ans de prison par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) dans l’affaire dite de 18kg de cocaïne, a répondu. « C’est au chef de l’État de prendre le devant des choses en s’adressant à son peuple. », a proposé Donklam Abalo, membre du bureau politique, porte-parole et chargé de la communication du parti USL, contacté par la rédaction de differenceinfobenin.com ce jeudi 2 mai.

Cette position n’est pas partagée par d’autres acteurs politiques qui pensent que c’est aux responsables de l’opposition, qui ont appelé le peuple à protester contre le processus électoral et lancé un ultimatum de 24 heures au président de la République pour la satisfaction de certaines exigences dont l’annulation du scrutin législatif du dimanche 28 avril dernier, que revient la responsabilité d’appeler le peuple au calme. « Ah. C’est lui le garant de l’intégrité du territoire. C’est lui le père de la Nation. Et quand la nation est en danger, c’est à lui de parler. », a justifié Donklam Abalo. À l’en croire, le chef de l’État béninois, Patrice Talon détient la clé de la porte de sortie de la crise post-électorale au Bénin.

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