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Mois du Consommons Local : Alimatou Shadiya Assouman et Gaston Cossi Dossouhoui déposent le coton béninois sur la table de vérité

Photo : Les ministres béninois de l’Industrie et du Commerce, Alimatou Shadiya Assouman, et de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, à Cotonou, ce jeudi 7 octobre


« Il (coton NDRL) contribue à la réduction de la pauvreté, à la satisfaction des besoins d’éducation, de soins de santé, à la garantie de la paix, de la dignité, de la prospérité… »

Alimatou Shadiya Assouman

Valoriser le coton béninois. L’occasion pour le faire a été une fois encore trouvée hier au Mois du Consommons Local. Une deuxième édition que le Bénin célèbre et qui est à sa huitième journée ce jour, vendredi 8 octobre, pour avoir débuté le vendredi 1er octobre. Mais déjà à son septième jour, soit le jeudi 7 octobre, l’un des merveilleux produits et pas le moindre, le premier béninois et premier sur le continent africain est sorti du champ pour être déposé sur la table de vérité. Eh bien, le coton béninois a fait parler de lui dans la capitale économique béninoise, Cotonou, hier. Les prouesses et insuffisances de l’or blanc ont été exposées à travers un exercice républicain bien fait par deux membres du gouvernement Talon 2Alimatou Shadiya Assouman et Gaston Cossi Dossouhoui. Ministre de l’Industrie et du Commerce, pour la femme et l’homme est chargé de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Ce couple gouvernemental a fait d’une pierre deux coups par cet exercice. En effet, l’on parle également de la commémoration de la troisième (3ème) Journée Mondiale du Coton (JMC). Et à la femme de faire rapidement un rappel sur l’importance de célébrer ce produit au regard de son poids économique et social au Bénin et généralement dans les pays du C-4, à savoir le Bénin, le Burkina-Faso, le Mali et le Tchad. « Il (coton NDRL) contribue à la réduction de la pauvreté, à la satisfaction des besoins d’éducation, de soins de santé, à la garantie de la paix, de la dignité, de la prospérité… », a souligné Alimatou Shadiya Assouman.

« Le coton est la locomotive qui tire le Bénin sur la voie du développement. Et sa progression depuis 2015 dans le sens du rendement n’est pas hasardeuse. » 

Gaston Cossi Dossouhoui

Donc c’est en ligne de mire de cette JMC qu’un panel sur le premier produit d’exportation du Bénin a été animé conjointement par les deux collaborateurs du chef de l’exécutif béninois, le président Patrice Talon« Variétés et usage du coton béninois, performances depuis 2016, débouchés et perspectives… », est le thème principal autour duquel la ministre de l’Industrie et du Commerce et son collègue en charge de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche ont fait glaner le panel : « Le coton sous toutes ses formes » pour décortiquer non seulement les prouesses réalisées par le coton béninois, mais aussi et surtout les promesses et difficultés de l’or blanc. Toute chose qui a permis aux acteurs du domaine d’apporter de connaissances à la compréhension des participants qui ont fait massivement le déplacement du côté de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB). Le ministre béninois de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche n’a pas coulé les larmes hier dans la capitale économique béninoise pour indiquer le Bénin sur les rails derrière son or blanc. « Le coton est la locomotive qui tire le Bénin sur la voie du développement. Et sa progression depuis 2015 dans le sens du rendement n’est pas hasardeuse. », a fait savoir Gaston Cossi Dossouhoui. Pour lui, le pays et son produit phare reconnu mondialement avancent grâce à une organisation cohérente et méthodique mise en place par les deux principaux défenseurs de la cause du coton au Bénin. « Elle (progression NDRL) résulte d’une organisation cohérente et méthodique tant au niveau de l’État central que de l’interprofession. », a affirmé le premier cultivateur béninois. 

Toujours first, objectif 800.000 tonnes 

La fibre, ses graines, coques, tourteaux, huiles, tiges, déchets …etc. sont autant de produits exploités sur le coton, que les usagers du coton ont partagé à cette occasion offerte par le gouvernement de la Rupture sur le produit. Mais tout ceci n’a pas empêché les acteurs de doigter là où le vide s’observe : l’industrialisation. La faible industrialisation est l’unique explication à la grande exportation d’une grosse part de la production. Problème : insuffisance de plus-values. Et aux autorités de rassurer. « Le gouvernement du président Patrice Talon travaille résolument à la mise en place d’un outil industriel avec une chaîne de valeurs rémunératrice. », a rassuré Alimatou Shadiya Assouman. « Car, un accompagnement conséquent est disponible pour les industriels qui veulent s’installer au Bénin. », justifie-t-elle citant que « la Zone industrielle de Glo-Djigbé en construction étant un bel exemple. ». Ce qui a fait sortir le souhait des artisans. « Que les artisans soient véritablement consultés avant l’installation au Bénin des entreprises de filature de coton. », a émis Constant Adonon de « Territoires tissés ». Réaction positive du côté de Fludor-Bénin. « Les huiles à base de graines de coton produites au Bénin se vendent bien à l’export. », a témoigné Roland Riboux. Un témoignage qui non seulement augure d’une belle ère de prospérité pour le coton béninois, mais aussi et surtout sonne comme un encouragement à l’oreille de Porto-Novo de maintenir le cap sur un objectif : 800.000 tonnes pour la nouvelle campagne. La vision est de garder sans partage, sa première place de producteur africain de coton. Il convient de noter qu’avant l’avènement du Nouveau Départ, soit en 2015, le Bénin n’atteint 300.000 tonnes de production de coton.

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