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Deuil dans les médias : Stanislas Ndayishimiyé, l’une des voix de RFI, est mort

Photo : Stanislas Ndayishimiyé dans le studio d’« Appels sur l’actualité », en décembre 2018


Le monde de la presse est en deuil. « Notre confrère Stanislas Ndayishimiye est décédé ». C’est par cette phrase portant le mot bien douloureux que la Radio France Internationale (RFI) a annoncé, ce jour, dimanche 21 novembre, la mort de l’une de ses voix : Stanislas Ndayishimiyé. Burundais, « Stane » comme ses confrères l’appellent affectueusement, est né en 1962, dans le centre du pays, avant de s’exiler, à l’âge de 31 ans, en France où il vivait depuis 28 ans. N’ayant aucun projet de ne plus revenir dans son pays d’origine, le regretté confrère décroche, en 1993, une bourse pour parfaire sa formation de journaliste à Paris, la capitale française. Mais, les événements qui ont prévalu derrière lui, notamment les tueries dans les rues de Bujumbura, la capitale burundaise, lors de la guerre civile, l’ont obligé de rester dans l’hexagone. Stanislas Ndayishimiyé ne remettra plus jamais pied au Burundi. C’est ainsi qu’il demanda l’asile à lui accorder par la France.

Franco-burundais

L’arrivée en France de Stanislas Ndayishimiyé l’a plus rapproché de sa maison de collaboration professionnelle. « C’est tout naturellement qu’il se tourne vers RFI, car jusque-là, étant journaliste puis rédacteur en chef à la Radio nationale burundaise, il collaborait également comme correspondant de l’Agence sonore de coopération de RFI. », a expliqué RFI. Une collaboration qui finira par être une embauche. « Exilé, il finit par y être embauché. », ajout le média français. Sa vie est désormais partie pour être en France où il intègre ensuite le service Afrique de la radio mondiale. « C’est durant cette période qu’entre 2011 et 2014, il est envoyé comme correspondant permanent à Abidjan. », précise RFI. Une période qui rappelle certainement aux ivoiriens, une crise politique qui a connu le départ forcé, grâce à la France, de Laurent Gbagbo du pouvoir. Précédemment, notre feu confrère, était journaliste au service économie de RFI.

« C’est un choc terrible pour nous… »

Esdras Ndikumana

La disparition de Stanislas Ndayishimiyé a choqué les professionnels des médias du monde francophone, en particulier ceux de la RFI. « C’est un choc terrible pour nous… », a émotionnellement déclaré, ce matin, Esdras Ndikumana, journaliste au service Afrique de RFI. À en croire le journaliste burundais, lui aussi en exile, son compatriote est homme du monde de la discrétion. « Stanislas Ndayishimiye était quelqu’un de discret, mais toujours posé et souriant et ne manquait pas d’humour. Pour preuve, alors qu’un jour [fait rarissime] il se mit à râler et, devant notre surprise, il répondit avec un large sourire : Mais je suis Français, depuis hier. », raconte Esdras Ndikumana avec une voix presqu’en larme. En effet, son confrère venait d’obtenir la nationalité française.

Une des voix de RFI

De son vivant, le sérieux dominait le travail de journalisme du franco-burundais. Le désormais Feu Stanislas Ndayishimiyé était un journaliste travailleur qui dépasse la voix nationale burundaise pour devenir l’une des voix mondiale à travers RFI. « Il multipliait les reportages. On se souvient encore de l’une de ses dernières enquêtes sur la filière cacao, en Côte d’Ivoire. », partage RFI. Même si son rêve, de retourner au Burundi avait été brisé, il a gardé ardemment celui de voir un jour ses deux jeunes enfants connaître leur pays d’origine. Il convient de dire que ce rêve pourrait bien se réaliser, si ces derniers le décidaient, seulement, ce serait en éternelle absence de leur feu père. Le regretté était âgé bientôt de 60 ans.

Tout le personnel de la rédaction differenceinfobenin.com et celle du journal quotidien « Différence Info » du Groupe de presse « DIFFÉRENCE » ici à Porto-Novo, se joint au Promoteur Directeur Général de l’organe, Bienvenu Djissa, pour présenter les profondes condoléances, à la famille de l’illustre disparu et aux professionnels des médias burundais et français.

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